Armée : «Seul un hélicoptère sur trois est en mesure de décoller», selon un rapport du Sénat

Armée : «Seul un hélicoptère sur trois est en mesure de décoller», selon un rapport du Sénat© MEHDI FEDOUACH Source: AFP
Un hélicoptère d'attaque Tigre (image d'illustration)
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Flotte vieillissante, appareils en suractivité, difficulté de l'organisation de la maintenance : les hélicoptères militaires font face à une indisponibilité «chronique» qui impacte le travail des forces armées.

«Seul un hélicoptère sur trois est aujourd’hui en mesure de décoller» : c'est le constat préoccupant fait par le sénateur Les Républicains d'Ile-et-Vilaine Dominique de Legge, rapporteur spécial des crédits de la mission défense du Sénat, qui a publié un rapport sur le sujet.

Selon le parlementaire, en 2017, sur 467 hélicoptères, pas moins de 300 étaient immobilisés au sein des armées ou chez les industriels, et ce en dépit d'une hausse des dépenses consacrées à leur maintien en condition opérationnelle de plus de 56 % entre 2009 et 2017, dont le coût est estimé à 645 millions d’euros, soit 1,5 % du budget du ministère des Armées. Une indisponibilité «chronique» ayant plusieurs causes selon le sénateur, qui cite pêle-mêle le vieillissement de la flotte, la suractivité des appareils, l'hétérogénéité du parc, la complexité des équipements, ou encore l'organisation de la maintenance.

Lourdes conséquences

Et les conséquences sont lourdes pour les forces armées s’inquiète Dominique de Legge : «Ruptures temporaires de capacité empêchant la réalisation de certaines missions, notamment en métropole ; fonctionnement à "flux tendu" conduisant à l’épuisement des personnels de maintenance ; et surtout insuffisance de l’activité se traduisant par un défaut d’entraînement, au détriment principalement des jeunes équipages.»

Ce problème est d'autant plus important que la situation ne va pas en s'améliorant, notamment à cause de «l'extrême mobilisation» des troupes en opérations extérieures. «Les hélicoptères sont sur-utilisés, ce qui entraîne une hausse des besoins de maintenance technique en plus des opérations de maintenance aéronautiques classiques», développe Dominique de Legge, notant en outre que l'organisation du coût de la maintenance des armées est «complexe», car elle implique plusieurs intervenants : les industriels, les armées et l'Etat.

Si le sénateur note que des mesures ont été prises pour redresser, à moyen et long terme, le niveau de disponibilité des hélicoptères, il soutient qu'elles ne suffiront pas à elles seules à améliorer de façon significative la situation. «Seul un effort massif de régénération des matériels permettrait d’y parvenir. Or l’effort prévu, dans le cadre de la loi de programmation militaire pour les années 2019 à 2025, apparaît limité s’agissant de la composante hélicoptères, d’autant plus que la livraison des premiers hélicoptères légers inter-armée a été reportée à 2028», conclut-il.

Lire aussi : Loi de programmation militaire : que prévoit la France ?

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