Attentats du 13 novembre : Fabien et Jean-Michel Clain visés par un mandat d'arrêt international

Attentats du 13 novembre : Fabien et Jean-Michel Clain visés par un mandat d'arrêt international© Stephane Mahe Source: Reuters
A la mosquée d'Alençon que fréquentait Fabien Clain, les fidèles étaient consternés après les attentats du 13 Novembre, revendiqués par la voix du djihadiste

Les voix des frères Clain, identifiées sur les revendications des attaques de Paris et Saint-Denis en 2015, ont poussé les juges d'instruction antiterroristes français à délivrer un mandat d'arrêt international à leur encontre.

Les voix des frères Clain avaient été identifiées sur la revendication par Daesh des attaques qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015. Les juges d'instruction antiterroristes chargés de l'enquête ont délivré à la fin du mois de juin des mandats d'arrêt à leur encontre. Fabien Clain a rapidement été identifié en 2015 comme la personne ayant prêté sa voix à la revendication sonore émise par Daesh après les attentats de Paris.

La voix de son frère, Jean-Michel, a également été détectée dans les chants accompagnant l'enregistrement. L'annonce en a été faite par les magistrats ce 9 juillet au cours d'une réunion d'information qui se déroulait à l'Ecole militaire, à Paris, et rassemblait des rescapés et des proches de victimes des attaques qui ont coûté la vie à 130 personnes. Les juges ont fait savoir à cette occasion qu'ils comptaient boucler l'instruction d'ici le mois de septembre 2019. Les frères Clain sont des vétérans du djihad et sont restés dans le viseur des services antiterroristes pendant plusieurs années. Ils se trouvent probablement toujours en Syrie, selon les enquêteurs.

A priori, les frères Clain ne sont pas morts et n'ont pas été arrêtés, ils sont probablement quelque part en Syrie

L'avocat de l'association française des victimes du terrorisme, Antoine Casubolo Ferro, a salué «une bonne nouvelle» et a déclaré : «A priori, les frères Clain ne sont pas morts et n'ont pas été arrêtés, ils sont probablement quelque part en Syrie.» Il s'est également interrogé sur la façon dont les frères djihadistes avaient procédé pour quitter le territoire malgré la surveillance du renseignement français.

Au mois de mars 2018, cette demande d'émission de mandats d'arrêt formulée par l’association de victimes Life for Paris avait été rejeté. L'influence de Fabien Clain a déjà été reconnue dans les tueries de Toulouse en 2012 (impliquant les frères Merah) et dans l'affaire de la filière d'Artigat qui avait mené des djihadistes vers l'Irak dès 2009.

Lire aussi : Un ex-djihadiste de Toulouse révèle «tout ce qu'il sait» sur le réseau de Daesh en France

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