Face aux indignations, LREM renonce à supprimer «sécurité sociale» de la Constitution

- Avec AFP

Face aux indignations, LREM renonce à supprimer «sécurité sociale» de la Constitution© PHILIPPE HUGUEN Source: AFP
La caisse d'assurance maladie de Lille 29/01/2014/Illustration

Face à la révolte de la gauche, des Insoumis et des syndicats, le représentant des députés LREM, Richard Ferrand, fait savoir que la notion de «sécurité sociale» ne sera pas supprimée de la Constitution.

Le chef de file des députés LREM, Richard Ferrand, a fait savoir le 5 juillet que la référence à la «sécurité sociale» ne serait finalement pas supprimée de la Constitution, face à l'émoi provoqué, notamment à gauche et parmi des syndicats, par un vote en commission la semaine précédente.


Il s'agit de «refaire la copie afin que ne subsiste pas de malentendu» alors que «l'interprétation faite ne correspond pas à l'intention du législateur», a déclaré le rapporteur général du projet de révision constitutionnelle lors d'une conférence de presse au côté des corapporteurs et porte-parole des groupes LREM et MoDem.
«Nous ferons en sorte que le terme "protection sociale" figure cependant», a ajouté Richard Ferrand. 


Lors de l'examen du texte en commission à l'Assemblée, un amendement d'Olivier Véran (LREM) avait été accepté, mentionnant non plus «les lois de financement de la Sécurité sociale» mais de la «protection» sociale. L'objectif affiché était d'«étendre le champ de la loi de financement en l'étendant à la protection sociale», dans l'optique de couvrir un futur «risque dépendance, conformément au souhait du président de la République et «la création d’un système universel de retraite».


Mais les députés PCF s'étaient alarmés de ce vote, y voyant une confirmation de la volonté d'en finir avec «l'universalité de la protection sociale à la française». Ils ont été suivis par les députés Insoumis, qui avaient aussi estimé qu'il serait «dangereux de minorer l'importance de ce changement sémantique, véritable changement de paradigme social».


La CFDT et Force ouvrière le 3 juillet, et la CGT le 4, se sont également opposées à la suppression de cette référence, FO évoquant même «une faute historique» qui «constitutionnaliserait la mort de la Sécu».

Le vote en commission a provoqué «beaucoup d'émotion pour rien», a déploré Olivier Véran, alors que la Sécurité sociale «est mentionnée à d'autres articles de la Constitution». Il a ainsi reçu des réactions virulentes sur son compte Twitter.
Dans un communiqué, les députés PCF se sont félicités le 5 juillet, de l'annonce de Richard Ferrand mais restent «vigilants». Selon eux, «les attaques envers la Sécurité sociale se sont multipliées depuis un an et il y a tout à craindre pour son avenir au regard de ce qui a été dit sur les aides sociales ou de ce qui est annoncé sur les retraites».

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