Dix membres de l'«ultradroite» mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle»

Dix membres de l'«ultradroite» mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle»© François Lo Presti Source: AFP
Image d'illustration de la police nationale

Les dix personnes suspectées de préparer des attentats contre des individus liés à l'islam radical ont été mises en examen ce 27 juin pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle». La veille, leur entourage avait rejeté ces accusations.

Les neuf hommes et une femme, âgés de 32 à 69 ans, arrêtés le week-end du 23 juin et suspectés d'avoir eu l'intention d'«un passage à l'acte violent» à l'encontre de musulmans radicalisés ont été mis en examen ce 27 juin par un juge d'instruction pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Quatre d'entre eux ont été placés en détention provisoire alors que quatre autres ont été libérés sous contrôle judiciaire. Les deux derniers ont été incarcérés provisoirement dans l'attente d'un débat ultérieur sur leur détention.  

Plusieurs membres de ce groupe ont aussi été mis en examen pour des infractions à la législation sur les armes et pour la fabrication ou la détention d'engin explosif ou d'éléments destinés à entrer dans la composition de produits explosifs. Toutes ces infractions auraient été commises en relation avec une entreprise terroriste.

Trente-six armes à feu et des milliers de munitions ont également été découvertes aux domiciles de différents suspects. Le chef de file présumé de ce réseau serait Guy S., un policier à la retraite. Un ancien militaire ferait aussi partie de ce groupe.

On se prépare, on fait du survivalisme, on s’entraîne dans la légalité. Mais nous n'avons jamais parlé de violences dans la situation actuelle, celle d'une paix relative, où il ne faut surtout pas faire d'actes stupides ou de provocations envers le camp d'en face

Ce 14 juin, une information judiciaire avait été ouverte par le parquet, car «les éléments recueillis» faisaient «craindre un passage à l'acte violent». Le mouvement auquel appartiennent une partie des personnes mises en examen a nié le 27 juin tout projet violent, dénonçant des «mensonges» des autorités.

«Tout est faux dans ces accusations portées à l'encontre de nos camarades. Notre mouvement ne prône en aucun cas les attaques ou provocations violentes, qui sont contre-productives», avait ainsi déclaré à l'AFP un responsable du site internet Guerre de France. «On se prépare, on fait du survivalisme, on s’entraîne dans la légalité. Mais nous n'avons jamais parlé de violences dans la situation actuelle, celle d'une paix relative, où il ne faut surtout pas faire d'actes stupides ou de provocations envers le camp d'en face», avait-il encore expliqué.

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