Le bijoutier niçois qui avait tué son agresseur condamné à 5 ans de prison avec sursis

Le bijoutier niçois qui avait tué son agresseur condamné à 5 ans de prison avec sursis© Eric Gaillard Source: Reuters
Manifestation de soutien à Stephan Turk, le bijoutier niçois, en 2013.

Le bijoutier de Nice qui avait tué un braqueur lors d'un vol en 2013, s'était attiré une vague de soutien populaire. Le 31 mai, lors de son procès, il a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. La légitime défense n'a pas été retenue.

Une peine de 5 ans de prison avec sursis a été prononcée le 31 mai contre Stéphan Turk, un bijoutier niçois qui avait tué en 2013 un jeune braqueur qui prenait la fuite après l'avoir dévalisé. Écartant la thèse de la légitime défense, la cour d'assises des Alpes-Maritimes a donc prononcé une peine conforme aux réquisitions.

Jugé pour homicide volontaire, le septuagénaire a finalement été condamné pour violence volontaire avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Contrairement à la cour, l'avocate générale Caroline Chassain avait retenu l'intention d'homicide de Stéphan Turk, qui avait ouvert le feu en direction du scooter sur lequel s'enfuyaient les deux jeunes hommes qui venaient de braquer sa boutique.

«C'est la décision de la justice, je l'accepte, je la respecte, je ne ferai pas appel», a déclaré à l'AFP Stéphan Turk, 72 ans, après le verdict accueilli dans le calme. 

«On est soulagés parce qu'on a réussi à prouver qu'il n'y avait pas légitime défense», a de son côté réagi auprès de l'AFP Alexandra Asli, la sœur de la victime : «On est sortis la tête haute sans un mot. Maintenant, ça va être difficile d'annoncer à ma mère qu'il ne va pas en prison, pour une maman, c'est compliqué, mais on a gagné».

«On a beaucoup dit que c'était le procès de la légitime défense, ce n'est pas vrai, il n'y a pas d'autre solution que d'écarter la légitime défense», avait déclaré au cours de son réquisitoire l'avocate générale : «Au moment où il prend son arme, il n'y a plus de danger pour lui, l'agression est terminée.»

La magistrate avait également énuméré les preuves, à ses yeux, de l'intention d'homicide de l'accusé, qui encourait 30 ans de réclusion criminelle et comparaissait libre : le choix d'une arme létale, de calibre 7.65, alors qu'il avait aussi à sa disposition un pistolet Gomme Cogne, qui lance des balles de caoutchouc, la posture de tir, le fait qu'il connaissait bien les armes, et le fait qu'il ait ajusté sa visée pour éviter une balle perdue.

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