Emmanuel Macron fustige «les gens qui pensent que le summum de la lutte, c'est les 50 euros d'APL»

Emmanuel Macron fustige «les gens qui pensent que le summum de la lutte, c'est les 50 euros d'APL»© Charles Platiau Source: Reuters
Emmanuel Macron risque de provoquer de nouvelles controverses après certains propos, diffusés le 7 mai

Dans une série d'entretiens menés pour un documentaire réalisé par l'un de ses proches, le président de la République s'en prend à ses opposants politiques, avec des termes susceptibles de créer une nouvelle controverse.

Nouvelle polémique en vue pour Emmanuel Macron ? Pour L'instant M sur France Inter le 4 mai, la journaliste Sonia Devillers est revenue sur le nouveau documentaire de Bertrand Delais consacré au président de la République (son troisième) : Emmanuel Macron, la fin de l’innocence. Il a pu réaliser plusieurs interviews avec le chef de l'Etat. Sonia Devillers a diffusé en avant-première quelques extraits qui risquent, une nouvelle fois, d'accentuer le caractère hors sol d'Emmanuel Macron.

Ainsi, pour étayer son propos, selon lequel «le sacrifice du colonel Beltrame, ça, c'est la France», le fondateur de La République en marche pilonne ceux qui contestent sa politique de réformes, en utilisant un discours difficilement accessible pour le citoyen lambda.

«Les gens qui pensent que la France c'est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus, une République dont on ne connaît plus l'odeur et des principes qu'il fait bien d'évoquer parce qu'on s'est habitué à eux, et qui pensent que, en quelque sorte, le summum de la lutte, c'est les 50 euros d'APL, ces gens-là ne savent pas ce que c'est que l'histoire de notre pays. L'histoire de notre pays, c'est une histoire d'absolu, c'est ça la France», déclare-t-il.

«J'ai conscience que cela peut déclencher une polémique», commente Bertrand Delais après la diffusion de l'extrait, avant de confesser, avec un «regard esthétique sur la chose politique», qu'il trouve cette phrase «magnifique».

Sonia Devillers estime pour sa part qu'Emmanuel Macron donne l'impression d'être «un peu méprisant» pour les Français, à travers plusieurs interventions diffusées dans le documentaire.

Bertrand Delais, réputé proche d'Emmanuel Macron et qui prendra prochaînement la tête de la rédaction de La Chaîne parlementaire, précise qu'il «n'est pas journaliste». En outre, il confesse avoir «la confiance d'Emmanuel Macron». Un manque de recul qui fait Sonia Devillers s'interroger sur le sens du documentaire, dans lequel, sur chaque sujet, Bertrand Delais «offre systématiquement le dernier mot à Emmanuel Macron». Emmanuel Macron président, la fin de l’innocence sera diffusé le 7 mai sur France 3.

Lire aussi : Macron qualifie les opposants aux réformes de «fainéants» et déclenche un nouveau tollé

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