Diallo déplore que les sparadraps soient adaptés aux Blancs: «On devient jobards», s'étrangle Ménard

Diallo déplore que les sparadraps soient adaptés aux Blancs: «On devient jobards», s'étrangle Ménard© PHILIPPE HUGUEN ; Sylvain Thomas Source: AFP
Rokhaya Diallo et Robert Ménard

Sur Twitter, la militante et journaliste a créé une petite tempête en disant regretter que les sparadraps soient soit roses soit transparents, laissant alors apparaître la compresse blanche. Le maire de Béziers a tenu à exprimer son effarement.

Rokhaya Diallo, militante et journaliste connue notamment pour son engagement contre le «racisme d'Etat», a déclenché de vifs échanges sur Twitter en s'exprimant sur la couleur des sparadraps vendus en France. A l'origine, semble-t-il, de cette petite tempête sur le réseau social : le retweet, le 2 mai par Rokhaya Diallo, d'un internaute faisant savoir que «les pansements ajustés à sa carnation débarqu[aient] (en ligne) aux Pays-Bas.»

Par la suite, face aux réactions d'internautes sur le sujet, Rokhaya Diallo a précisé sa pensée, regrettant que, dans les sparadraps que l'on trouve en France, la partie adhésive soit d'une couleur adaptée à la peau des Blancs, quant elle n'est pas transparente, laissant dans ce cas apparaître la compresse blanche. «Sur les peaux blanches elle [la compresse blanche] peut être masquée quand l’adhésif est rose pale» ; «Je souhaite que l’adhésif soit foncé pour masquer la compresse puisque la transparence ne le fait pas», a tweeté l'activiste, sollicitée par des internautes qui mettent en cause la pertinence de son soutien à la vente de pansements adaptés aux peaux non-blanches.

«Pourquoi nous orienter vers des pansements transparents sous lesquels la compresse blanche reste visible quand le sparadrap pourrait être marron et la recouvrir ????», s'indigne encore Rokhaya Diallo, auprès d'un internaute faisant valoir qu'il existe des pansements transparents.

Ces échanges sur Twitter sont parvenus à gagner la sphère politique, puisqu'ils ont retenu l'attention du maire de Béziers, Robert Ménard, visiblement indigné. «[Rokhaya Diallo] a regretté que dans les sparadraps, la compresse au milieu soit blanche», a-t-il déclaré sur le plateau de LCI – bien que la militante regrette, exactement, qu'il n'existe que des pansements dont la partie adhésive soit rose pâle ou transparente. «Honnêtement, on devient fous, on devient jobards», s'est exclamé l'édile méridional. 

En décembre dernier, l'attention médiatique s'était braquée sur Rokhaya Diallo lorsqu'elle avait été nommée, puis évincée, du Conseil national du numérique (CNNum), à la suite notamment d'une polémique sur les réseaux sociaux. En cause : sa dénonciation du «racisme d'Etat», ainsi que des propos controversés de la députée Les Républicains (LR) Valérie Boyer dans une lettre adressée à Edouard Philippe, publiée sur son compte Twitter. L'élue de droite des Bouches-du-Rhône y appelait le Premier ministre à reconnaître ses «contradictions» : «Vous mettez en avant Rokhaya Diallo qui parle de "femmes racisées"», faisait-elle notamment valoir.

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