«Je t’aime Cécile» : un jeune homme de 20 ans fou amoureux de Duflot condamné pour harcèlement

«Je t’aime Cécile» : un jeune homme de 20 ans fou amoureux de Duflot condamné pour harcèlement© Jean-Sebastien Evrard Source: AFP
Cécile Duflot, ex-ministre écologiste

Par SMS, sur Instagram ou Twitter... Stephen envoyait jusqu'à 270 messages en trois jours à Cécile Duflot dont il était épris. Il a été condamné à six mois de prison ferme pour harcèlement. Les magistrats lui ont épargné le maintien en détention.

Il s'appelle Stephen. Il a 20 ans et toute la vie devant lui. Et pourtant, il est fou amoureux de l'écologiste Cécile Duflot... et a décidé de le lui faire savoir. Ce jeune homme originaire de la région parisienne a été condamné en début de semaine à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Pontoise pour harcèlement.

L'ancien ministre du Logement recevait en effet environ 20 messages quotidiens – jusqu'à 270 en trois jours en mars dernier. SMS, messages Twitter ou Instagram... Stephen voulait obtenir une réponse de l'objet de ses fantasmes coûte que coûte. «Je t’aime Cécile» ; «Je rêve d’un câlin sous la couette» ; «Pitié Cécile réponds-moi…» «Je voulais qu’elle me réponde, j’espérais la rencontrer, discuter avec elle et la faire changer d’avis...», a-t-il expliqué aux policiers lors de l'enquête. «Pour moi, tout ce que j’ai fait, c’est de la séduction. Ce n’était pas du harcèlement mais de l’amour», a-t-il ajouté.

Dans sa plainte, Cécile Duflot a au contraire expliqué que les agissements de son soupirant étaient «très oppressants».

Stephen a supplié le tribunal de lui épargner la prison, qu'il a qualifié de «cauchemar» lui donnant des idées suicidaires. Les magistrats l'ont semble-t-il entendu, puisqu'ils n'ont pas prononcé le maintien en détention pourtant requis par le procureur. Il doit toutefois indemniser l'ancienne députée écologiste à hauteur de 500 euros.

«Je me rends compte de ce que j’ai fait», a expliqué Stephen lors de son procès, avant de présenter ses excuses à celle qu'il avait harcelée. «Je ne voyais pas cela comme une menace», s'est-il encore défendu.

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