SciencesPo Paris occupé «contre la dictature macronienne»

SciencesPo Paris occupé «contre la dictature macronienne»© RT France
Des étudiants de SciencesPo Paris ont rejoint le mouvement de protestation contre la loi de réforme de l'accès à l'université et ont bloqué l'entrée de l'établissement, le 18 avril

Des étudiants de SciencesPo Paris, l'institut où a été formé Emmanuel Macron, ont rejoint le mouvement de protestation contre la réforme de l'accès à l'université et occupent leur établissement. Un action qu'ils jugent «fortement symbolique».

«Bloquons la fabrique à élites» : des étudiants de SciencesPo Paris ont annoncé via un communiqué avoir voté dans la nuit du 17 au 18 avril l'occupation de leur école lors d'une assemblée générale. Ils ont déployé plusieurs banderoles sur la devanture du bâtiment, s'érigeant notamment «contre la dictature macronienne».

S'inscrivant dans le sillage et en solidarité du mouvement de blocage de plusieurs universités à travers la France pour protester contre la réforme de l'accès à l'enseignement supérieur, les étudiants-bloqueurs de SciencesPo Paris ont insisté sur la portée «fortement symbolique» de leur action. Antichambre de l'ENA, la grande école a été fréquenté par de nombreux députés de la majorité ainsi que par Emmanuel Macron lui-même, rappellent ainsi les étudiants dans leur communiqué.

SciencesPo Paris occupé «contre la dictature macronienne»© RT France Source: AFP
Façade de SciencesPo Paris

Cette occupation par une centaine d'étudiants, qui se veut «pacifique» et «reconductible», se poursuivait dans la matinée du 18 avril dans une ambiance bon enfant, selon un journaliste de BFM TV présent sur place. «On ne laisse pas rentrer les étudiants dans le bâtiment par mesure de sécurité. Les cours qui y étaient prévus ont été reprogrammés ailleurs», a confirmé la direction de la grande école auprès de l'AFP.

Le mouvement de protestation étudiants se durcit en son centre névralgique, à la faculté de Tolbiac à Paris. Georges Haddad, le président de l'université Panthéon-Sorbonne dont fait partie Tolbiac, a de nouveau réclamé le 17 avril l'intervention des forces de l'ordre sur le site, transformé selon lui en «capharnaüm» par les bloqueurs. Il y a notamment dénoncé une situation «pré-insurrectionnelle» où sont présents «la violence, la drogue, le sexe». Un état des lieux contesté par les occupants, qui ont jugé ses propos mensongers et diffamatoires.

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