Le producteur Dominique Besnehard veut «gifler» Caroline de Haas et reçoit une volée de bois vert

Le producteur Dominique Besnehard veut «gifler» Caroline de Haas et reçoit une volée de bois vert© Charles Platiau Source: Reuters
Dominique Besnehard aux côtés de la réalisatrice Josée Dayan, lors de la cérémonie des César le 2 mars

Dominique Besnehard a suscité une vive polémique en déclarant sur CNews, à propos de Caroline de Haas : «J'ai envie de la gifler.» La militante féministe avait récemment estimé qu'«un homme sur deux ou sur trois était un agresseur».

«Alors que je suis féministe, que j'ai un rapport avec les femmes extraordinaire, quand je vois certaines journalistes qui disent qu'un homme sur trois est un prédateur... Caroline de Haas, là, moi j'ai envie de la gifler». Cette tirade a été prononcée par Dominique Besnehard, producteur, agent de stars et ancien conseiller de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal. Dominique Besnehard est donc visiblement remonté contre les récents propos polémiques de la militante  féministe Caroline de Haas. Celle-ci avait déclaré à L'Obs qu'«un homme sur deux ou sur trois» était un agresseur.  

Diffusée sur CNews le 2 mars, la déclaration de Dominique Besnehard n'est évidemment pas passée inaperçue auprès des téléspectateurs et des internautes. D'autant plus que le journaliste avec lequel il s'entretenait, le célèbre Jean-Pierre Elkabbach, a semblé cautionner son propos, y répondant dans un sourire : «Il n'est pas impossible que vous ne soyez pas le seul.»

Ce dialogue est aussi honteux que sidérant. Du Besnehard... core de caniveau

L'échange a choqué. Le député de La France insoumise (LFI) Alexis Corbière, s'est permis un jeu de mot sur Twitter : «Ce dialogue est aussi honteux que sidérant. Du Besnehard... core de caniveau. Et pour l'autre, on a juste envie de dire une nouvelle fois :"Mais taisez-vous Elkabbach !"»

Le militant politique pro-Macron et entrepreneur Xavier Alberti y voit également un «dialogue hallucinant».

La journaliste politique Valérie Trierweiler se demande quant à elle : «Dominique Besnehard osera-t-il porter ce soir à la cérémonie des César le ruban blanc contre les violences faites aux femmes, lui qui "a envie de gifler" une femme qui se bat pour la cause des femmes ?»

Après son envie de gifler une femme, Monsieur Besnehard porte le ruban blanc censé annoncer son aversion pour le sexisme et les violences faites aux femmes

Et la réponse est oui. Présent lors de la cérémonie des César le soir même, Dominique Besnehard a bel et bien arboré un ruban blanc pour soutenir la cause des femmes face au sexisme. Il n'a, par conséquent, pas échappé aux critiques sur sa posture possiblement contradictoire. «Après [...] son envie de gifler une femme, Monsieur Besnehard porte le ruban blanc censé annoncer son aversion pour le sexisme et les violences faites aux femmes. Tout va bien», ironise l'ex-journaliste et présidente de la fondation Nicolas Hulot, Audrey Pulvar.

Cible des propos de Dominique Besnehard, Caroline de Haas a annoncé à l'AFP qu'elle allait porter plainte. Par ailleurs, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a été saisi d'une centaine de plaintes de téléspectateurs. «Le CSA a reçu une centaine de saisines concernant cette séquence. Le dossier sera examiné prochainement», a informé sur Twitter la conseillère du CSA, Sylvie-Pierre Brossolette.

«Et moi comment dois-je prendre sa réflexion anti-homme», s'indigne Dominique Besnehard

La polémique prenant de l'ampleur, Dominique Besnehard a tenté de se justifier. «Il paraît que toutes les féministes ne sont pas contentes après moi suite à ma réflexion sur Caroline de Haas», a écrit le producteur sur sa page Facebook. «Et moi comment dois-je prendre sa réflexion anti-homme. Un homme sur 3 est un prédateur ?! [...] Le sectarisme contre les hommes m'est insupportable», a-t-il ajouté.

«C'était une boutade», a de son côté réagi Jean-Pierre Elkabbach sur France Info. «Je suis hostile à la violence. On devrait garder de l'humour. En matière de féminisme, je n'ai aucune leçon à recevoir», a-t-il insisté.

Lire aussi : «Un homme sur deux ou trois est un agresseur» : une sortie de Caroline de Haas rend Twitter hilare

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