Alain Juppé annonce qu'il se met en retrait des Républicains et veut attendre les européennes

Alain Juppé annonce qu'il se met en retrait des Républicains et veut attendre les européennes© Georges Gobet Source: AFP
Alain Juppé se met en retrait des Républicains

Le candidat malheureux à l'investiture des Républicains pour la présidentielle de 2017 a annoncé qu'il ne paierait pas sa cotisation en 2018. Sans annoncer de rupture, il précise qu'il veut attendre les européennes de 2019 pour tirer des conclusions.

L'ancien Premier ministre Alain Juppé, figure centrale de la droite française depuis plus d'un tiers de siècle, a déclaré ce 15 janvier qu'il ne paierait pas sa cotisation en 2018 aux Républicains (LR). Une manière d'annoncer sa mise en retrait du parti politique désormais dirigé par Laurent Wauquiez.

Lors de ses vœux à la presse ce 15 janvier à Bordeaux, ville dont il est le maire, Alain Juppé a annoncé : «Je n'ai pas payé ma cotisation de 2017 et je ne vais pas payer celle de 2018.» Si cette démarche ne signifie pas formellement qu'il quitte le parti, elle confirme bel et bien sa volonté de «prendre du recul», comme il le dit lui-même. «La composante centriste s'est détachée de LR, ce que je regrette», a-t-il expliqué, évoquant les nombreux ralliements à La République en marche (LREM) de la part des tenants de la ligne centriste du parti, autant que l'accession aux fonctions dirigeantes des représentants de sa ligne droite.

«J'ai fait savoir que je ne souhaitais pas rester à la tête de la fédération LR de Gironde», a également déclaré l'ancien Premier ministre. Cette décision n'équivaut toutefois pas à une rupture totale, puisqu'il a par ailleurs annoncé vouloir attendre «de voir ce que devient LR dans la perspective des élections européennes de 2019». 

En outre, le maire de Bordeaux a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'adhérer à LREM. «Je veux être libre. J'ai envie de liberté et d'analyse», a-t-il clamé. Il y a plusieurs semaines, une déclaration d'Alain Juppé avait été rapportée par les journalistes de Sud-Ouest : il assurait vouloir «un grand mouvement central», notamment en vue des élections européennes de 2019. Il n'en avait pas fallu davantage pour lancer la rumeur d'un rapprochement effectif avec le camp macroniste et déclencher l'enthousiasme de Manuel Valls, même si Alain Juppé avait par la suite fortement tempéré ses propos.

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