Le garde du corps de Muriel Pénicaud met fin à ses jours : un suicide de plus chez les policiers

Le garde du corps de Muriel Pénicaud met fin à ses jours : un suicide de plus chez les policiers© Philippe Huguen Source: AFP
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L'un des officiers de sécurité de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a mis fin à ses jours le 5 décembre. Un nouvel épisode tragique de la vague de suicides que connaît la police. Le 3 décembre, un autre agent s'était supprimé à Alençon.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a exprimé «sa très profonde tristesse» après le suicide d'un de ses officiers de sécurité, le 5 décembre dans un communiqué. 

Selon une source proche du dossier, l'officier de sécurité veillant sur la sécurité de Muriel Pénicaud «s'est suicidé en début d'après-midi devant la gendarmerie à Rozay-en-Brie en Seine-et-Marne».

«On ne connait pas les raisons de son geste», a-t-on ajouté de même source. La ministre «a appris avec une très profonde tristesse et une grande émotion» qu'«un de ses officiers de sécurité avait mis fin à ses jours», stipule le communiqué du ministère. 

Vague de suicides inquiétante au sein des forces de l'ordre en 2017

Avant ce dernier drame, un policier de 42 ans avait eu recours à la même extrémité le 3 décembre. L'homme s'était suicidé au commissariat d'Alençon (Orne) avec son arme de service, dans une salle de repos, alors qu'il venait de prendre son service, selon les informations du quotidien Ouest-France. 

Le procureur de la République a signalé qu'une enquête était «en cours pour déterminer les circonstances exactes du décès». Elle a été confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Caen.

Ces deux décès brutaux se produisent alors qu'une importante vague de suicides au sein des forces de l'ordre continue de faire des ravages. Ces dix dernières années, 709 policiers se sont suicidés selon un bilan du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Après une baisse sensible en 2016, les chiffres repartent à la hausse en 2017. Du poids de l'état d'urgence au manque de moyens mis à leur disposition, les policiers sont à bout de souffle. Rien qu'entre le 6 et le 13 novembre 2017, huit membres des forces de l'ordre ont mis fin à leurs jours, dont l'ancien patron de la lutte contre le hooliganisme.

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