Interrogé sur le poste de Thierry Solère, le porte-parole du gouvernement botte en touche

Interrogé sur le poste de Thierry Solère, le porte-parole du gouvernement botte en touche© Charles Platiau Source: Reuters
Thierry Solère à l'Assemblée en juillet 2017

Alors qu'il vient de rejoindre le parti du président de la République, Thierry Solère, initialement élu sous l'étiquette des Républicains, a déclaré ne pas vouloir quitter sa fonction de questeur à l'Assemblée. Le gouvernement est dans l'embarras.

Exclu du parti Les Républicains, Thierry Solère a franchi le Rubicon politique le 26 novembre en rejoignant le parti présidentiel La République en marche. Déjà député des Hauts-de-Seine et conseiller régional d'Ile-de-France, il entend également conserver sa fonction à la questure de l'Assemblée nationale. Les trois députés élus à cette fonction sont chargés de gérer les aspects administratifs et matériels de la vie à l'Assemblée. Ils élaborent notamment le budget parlementaire et s'occupent de la gestion des crédits et des dépenses, sans droit de regard de l'exécutif.

François de Rugy veut garantir l'équilibre à l'Assemblée

Mais selon François de Rugy, il y aurait une forme de conflit d'intérêt dans cette  «situation inédite». Le président de l'Assemblée nationale estime dans un communiqué publié sur le site de Palais Bourbon que le maintien à la questure de Thierry Solère, initialement élu sous l'étiquette des Républicains, remet en cause «les principes d’équilibre et de juste représentation de toutes ses composantes politiques» dans l'Hémicycle.

Effectivement, selon une analyse de l'hebdomadaire Marianne, la tradition veut que les députés élisent «deux questeurs appartenant à la majorité, et un questeur issu de l'opposition.» 

Le porte-parole du gouvernement, visiblement embarrassé

Le 27 novembre, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux a été interrogé lors d'une conférence de presse par un journaliste d'Europe 1 qui lui a demandé la position du gouvernement sur l'avis de François de Rugy. Mais Benjamin Griveaux a préféré botter en touche et s'est contenté de répondre qu'il ne lui revenait pas de «commenter une affaire [...] de nature strictement parlementaire.»

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