Le maire de Clichy «soulagé» après l'interdiction des prières de rue par le préfet (IMAGES)

Le maire de Clichy «soulagé» après l'interdiction des prières de rue par le préfet (IMAGES)
Rémy Muzeau, le maire de Clichy-la-Garenne, au micro de RT France, le 17 novembre

Suite à une interdiction préfectorale, il n'y aura pas de prière de rue à Clichy le 17 novembre. Le problème n'est pas réglé pour autant : ayant refusé la salle proposée par la mairie, les fidèles envisagent une nouvelle prière de rue le 24 novembre.

Au lendemain de l'interdiction de la prière de rue décrétée par le préfet des Hauts-de-Seine, le maire de Clichy-la-Garenne Rémi Muzeau s'est déclaré «soulagé» au micro de RT France. «Je suis soulagé parce que c'était un trouble à l'ordre public dans ma ville», a confié à notre correspondant l'édile Les Républicains (LR) de Clichy-la-Garenne, le 17 novembre.

Soulignant que la prière de rue bloquait la circulation pendant des heures et handicapait les commerces, il a rappelé que la mobilisation d'élus d'Ile-de-France avait été nécessaire pour que le préfet finisse par l'écouter.

«On ne provoque pas la République de cette façon», a martelé Rémi Muzeau, satisfait qu'une décision ait finalement été prise par les autorités.

Le préfet des Hauts-de-Seine, Pierre Soubelet, s'est en effet engagé le 16 novembre à mettre un terme au rassemblement de musulmans dans la rue. Un important dispositif policier a été déployé sur place afin de faire respecter cette interdiction, comme a pu le constater notre correspondant sur place.

Excentrée et exiguë, la salle de substitution proposée par la mairie ne convient pas aux fidèles

Pour que les fidèles puissent prier, la mairie a mis à leur disposition une mosquée de substitution dans la ville, salle des Trois-Pavillons.

Une solution qui ne satisfait pas l'Union des associations musulmanes de Clichy-la-Garenne (UAMC) qui envisage d'effectuer une nouvelle prière de rue le 24 novembre prochain. «On ne lâchera pas», a affirmé Arié Alimi, l'avocat de l'UAMC, avant d'expliquer que tous les fidèles se rendraient aux Trois-Pavillons «pour montrer qu'il n'y a pas de place». Excentrée, gérée par une autre association cultuelle, la salle des Trois-Pavillons ne convient pas à l'UAMC qui la juge trop exiguë et estime qu'elle n'est pas aux normes de sécurité.

La difficulté d'accès au lieu de culte a été confirmée par le journaliste de RT France présent sur place, ce dernier constatant qu'il fallait 25 minutes pour se rendre sur les lieux, mal desservis par les transports en commun.

Un nouvelle réunion de conciliation avec la mairie est prévue le lundi 20 novembre.

Le conflit qui oppose la mairie aux fidèles musulmans a commencé en mars 2017, suite à la fermeture de leur lieu de culte dans le centre de Clichy. Ils accusent le maire de ne pas leur proposer de terrain adapté pour qu'ils puissent y construire un nouveau local.

En marge d'un déplacement à Bordeaux, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a glissé quelques mots sur la situation, cherchant «la médiation» plutôt que «la contraction». «Il ne peut pas y avoir des prières de rue devant la mairie, et en même temps il faut que les musulmans puissent avoir un lieu de culte qui soit adapté», a-t-il déclaré s'en s'engager plus en avant.

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