Marine Le Pen accuse le gouvernement d’étouffer une affaire de viol par un migrant à Calais

- Avec AFP

Marine Le Pen accuse le gouvernement d’étouffer une affaire de viol par un migrant à Calais© Denis Charlet Source: AFP
Marine le Pen lors de sa conférence de presse à Calais le 2 novembre 2017.

Un jeune migrant érythréen de 22 ans, interpellé le 31 octobre, a reconnu avoir violé une jeune femme à Calais, la veille. Marine Le Pen accuse le gouvernement de faire pression sur le parquet pour étouffer l’affaire.

Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), a accusé le 2 novembre le gouvernement d'exiger du parquet d'étouffer une affaire de viol survenue le 30 octobre à Calais et dans laquelle un migrant érythréen devait être mis en examen.

Si le parquet veut étouffer l'affaire, évidemment, puisqu'il est un instrument politique, il peut le faire, mais moi, mon rôle de députée, c'est de défendre la vérité

«Je veux mettre la lumière sur la multiplication des crimes qui se révèlent dans notre pays, qui sont le fait de migrants [et] qui, manifestement, encore une fois, sont minimisés», a estimé la dirigeante frontiste lors d'un point presse le 2 novembre à Paris, quelques heures avant un déplacement à Calais.

C'est dans cette ville du Pas-de-Calais qu'une jeune femme travaillant dans un hôtel a été agressée et violée, le soir du 30 octobre, alors qu'elle rentrait chez elle. L'agresseur l'a menacée d'un couteau, l'a traînée dans des bosquets, puis l'a violée, selon une source policière.

Le parquet de Boulogne-sur-mer a fait savoir à l'AFP qu’un migrant érythréen âgé de 22 ans avait été interpellé le 31 octobre et devait être mis en examen le 2 novembre en fin d'après-midi. Il a précisé qu’il avait demandé son placement en détention provisoire et que le suspect avait reconnu les faits.

«Une jeune femme a été violée par un migrant, une de plus», a asséné Marine Le Pen, qui a accusé le parquet de vouloir «étouffer l'affaire». Selon elle, ce type de crime s'est multiplié ces derniers mois «dans l'indifférence générale».

«Si le parquet veut étouffer l'affaire, évidemment, puisqu'il est un instrument politique, il peut le faire, mais moi, mon rôle de députée, c'est de défendre la vérité», a poursuivi la présidente du FN.

Je suis venue pour dénoncer les violences dont les femmes font l'objet de la part d'un certain nombre de migrants

«Je pense que la première des choses quand on veut s'attaquer à un problème c'est d'arriver à le nommer plutôt que de chercher à l'éviter comme semble avoir voulu le faire le parquet», a également affirmé la députée du Pas-de-Calais plus tard dans la journée, lors d'une conférence de presse à Calais. «Les réserves exprimées par le parquet n'avaient pas lieu d'être. J'ai l'impression qu'il y a une gêne quand il s'agit d'un crime commis par un migrant, on ne veut pas trop le dire. On a peur de quoi ? On a peur de la vérité ?», a-t-elle martelé.

Dans la journée, la présidente du FN a également visité le commissariat de Calais. «Je suis venue pour dénoncer les violences dont les femmes font l'objet de la part d'un certain nombre de migrants», a-t-elle dit avant d'y entrer. Elle a plus tard tweeté sa solidarité avec la victime de ce viol.

 

Au même moment, la maire (Les Républicains-LR) de Calais, Natacha Bouchart, donnait une conférence de presse à la mairie sur le même sujet. «Malheureusement, en dépit des alertes fréquentes écrites que j'ai pu faire aux différentes autorités, ce drame est arrivé. Cet événement représente le jour de trop, ça suffit», a-t-elle insisté, estimant que les violences commises par les migrants étaient de plus en plus nombreuses». Pour autant, Natacha Bouchart a dénoncé une «récupération politique», s'agissant de la venue de Marine Le Pen dans sa ville.  

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