#Balancetonporc : l'islamologue Tariq Ramadan accusé à son tour de viol

#Balancetonporc : l'islamologue Tariq Ramadan accusé à son tour de viol © Stephane Mahe Source: Reuters
Tariq Ramadan en 2010.

La série d'accusations de violences sexuelles faites aux femmes engendrée par l'affaire Weinstein a éclaboussé jusqu'à l'islamologue Tariq Ramadan, qu'une ancienne salafiste devenue écrivain accuse de l'avoir violée en 2012.

«J'ai gardé le silence depuis plusieurs années par peur des représailles». C'est par ces mots que l'écrivain franco-tunisienne Henda Ayari a justifié son réquisitoire publié le 20 octobre sur Facebook contre l'islamologue Tariq Ramadan, qu'elle accuse de l'avoir violée et contre lequel elle a porté plainte auprès du parquet de Rouen.

Ancienne salafiste devenue écrivain et présidente de l'association Libératrices, Henda Ayari, 40 ans, avait raconté avoir été abusée sexuellement par un intellectuel musulman, qu'elle avait appelé Zoubeyr dans son livre J’ai choisi d’être libre, publié en 2016. «Il suffit de savoir qu’il a très largement profité de ma faiblesse», avait-elle écrit alors, refusant de donner des détails sur les sévices qu'elle avait subis mais précisant tout de même avoir été menacée, giflée et violentée alors qu'elle lui criait d'arrêter.

«Zoubeyr, c'est bien Tariq Ramadan», a-t-elle finalement révélé le 20 octobre, levant ainsi le mystère sur cette agression qu'elle impute à l'islamologue suisse d'origine égyptienne et qui remonterait à 2012, en marge d'un congrès de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, devenue depuis 2017, Les musulmans). Cette organisation est controversée en France, accusée d'être proche de l'organisation islamiste des Frères musulmans. 

Affirmant avoir «ressenti le besoin de parler aussi pour toutes les autres victimes» s'étant manifestées dans le sillage de l'affaire Weinstein, l'écrivain se dit aujourd'hui soulagée d'avoir prononcé le nom de celui contre lequel elle a désormais porté plainte pour des faits criminels de «viol, agressions sexuelles, violences volontaires, harcèlement, intimidation», selon les documents consultés par l'AFP. 

Tariq Ramadan n'a pour l'heure apporté aucune réponse à ces accusations, ni par voie de presse ni sur les réseaux sociaux, ses comptes sur ces derniers restant ostensiblement muets depuis les révélation de Henda Ayari. 

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