Macron va reconnaître le drapeau européen pour le maintenir à l'Assemblée, Mélenchon riposte

- Avec AFP

Macron va reconnaître le drapeau européen pour le maintenir à l'Assemblée, Mélenchon riposte© Reuters

Le chef de l'Etat a annoncé qu'il allait officiellement reconnaître le statut du drapeau étoilé au prochain sommet de l'UE afin qu'il ne puisse plus être «enlevé de l’hémicycle» de l'Assemblée nationale, allusion à une demande de La France Insoumise.

Début octobre, les députés de La France insoumise (LFI) avaient déposé un amendement prévoyant que «seuls peuvent être présents dans l'hémicycle le drapeau tricolore [...] et le drapeau de l'Organisation des Nations unies», revenant à éliminer le drapeau étoilé de l'Assemblée nationale. Ils devaient défendre à nouveau leur proposition lors de l'examen du projet de réforme du règlement de l'Assemblée.

«Au moment où certains en France ont des débats où on se rétrécit et voudraient enlever le drapeau européen, je veux vous dire que lors du prochain Conseil européen, j'affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de l’hymne européen et du drapeau européen, ce qui ne permettra pas à certains d'enlever le drapeau européen de l'hémicycle français ou de tout autre lieu», a répondu Emmanuel Macron, en clôture d’un débat sur l’Europe qui s'est tenu à l'Université de Francfort.

«[Le drapeau] sera bien maintenu [à l'Assemblée nationale] car je ferai cette déclaration», a-t-il affirmé. Il a enfin rappelé que le jour de son élection il avait fait jouer, juste avant son premier discours, l'Hymne à la joie de Beethoven, qui est l'hymne européen.

Mélenchon riposte

Dans un communiqué publié sur son blog personnel, Jean-Luc Mélenchon a réagi aux propos d'Emmanuel Macron : «Monsieur le Président, vous n’avez pas le droit d’imposer à la France un emblème européen confessionnel. Il n’est pas le sien et la France a voté contre son adoption sans ambiguïté.»
Dans ce même communiqué, le leader de la France Insoumise évoque le référendum de 2005 lors duquel les Français avaient refusé le traité établissant une constitution pour l'Europe. Beaucoup considèrent aujourd'hui que ce vote n'a pas été respecté avec la signature du traité de Lisbonne, le 13 décembre 2007, qui reprenait de nombreux aspects du traité refusé deux ans plus tôt.

Le drapeau tricolore n'a fait son apparition dans l'hémicycle qu'en 2007, à l'initiative du président de l'Assemblée d'alors, Jean-Louis Debré. Certains élus avaient alors regretté l'absence du drapeau européen.

«Le bureau de l'Assemblée nationale a considéré que cet hémicycle est le lieu emblématique de nos débats nationaux et de l'élaboration de la loi nationale, en fonction de quoi, nous n'avons mis que le drapeau français», avait justifié Jean-Louis Debré.

Le drapeau européen a finalement fait son entrée sous la présidence de François Hollande.

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