Un logiciel espion propose aux parents de «savoir si leur fils est gay» puis s'excuse face au tollé

Un logiciel espion propose aux parents de «savoir si leur fils est gay» puis s'excuse face au tollé© Capture d'écran du site Fireworld
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L'éditeur de spyware Fireworld a été largement critiqué pour avoir mis en avant un argument commercial plus que douteux et qui n'a pas laissé de marbre une association de défense des LGBT. La polémique est remontée jusqu'au sommet de l'Etat.

L'association LGBT Amicale des jeunes du refuge a vertement dénoncé, dans une série de tweets, le développeur du logiciel espion Fireworld qui se vantait, dans un article publié sur son site, de permettre aux parents de découvrir si leur fils était homosexuel. «Savoir si mon fils est gay – Espionner un ordinateur», proposait ainsi Fireworld à ses potentiels clients.

Dans son article, depuis lors retiré du site, l'éditeur se lançait dans une description des indices qui permettraient selon lui de mettre sur la piste de l'orientation sexuelle de son enfant. Tous les stéréotypes y passent : «Il aime prendre soin de lui [...] il est entouré d'amies et non d'amis», ou encore «il aime les chanteuses et divas».


Le site proposait notamment de récupérer les mots de passe de son enfant et de consulter les différentes pages qu'il avait visitées, telles que des sites de rencontres. 

Et pour vendre sa solution informatique Fireworld n'hésitait pas à jouer sur la corde sensible. «S'il est homosexuel, vous ne serez peut-être jamais grands-parents et vous n’aurez pas le bonheur de connaître vos petits-fils», avance le développeur. 

«Si vous souhaitez maximiser les chances de découvrir au plus vite l'orientation de votre fils, nous vous conseillons d'acheter pour quelques euros la version complète du programme», ajoutait Fireworld. 

Le scandale s'est rapidement propagé jusqu'au plus haut sommet de l'Etat et a fait réagir de nombreuses personnes sur internet, dont la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa. «Ceci démontre qu'homophobie et sexisme prennent racines dans les mêmes stéréotypes de genre. Nous les combattons ensemble», a-t-elle écrit le 22 août, alors que la polémique battait son plein.

«Un article pas destiné à être lu par des humains»

Face aux critiques l'entreprise a finalement supprimé les contenus litigieux de son site mais de nombreuses captures d'écrans de l'article continuent de circuler sur la toile.

Devant la polémique grandissante, Fireworld a écrit à l'organisation LGBT pour s'excuser, assurant que l'article incriminé «n'était pas destiné à être lu par des humains» mais seulement à favoriser le référencement du site sur internet. Une explication qui n'a visiblement pas convaincu Le Refuge. 


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