Dénonçant un manque de démocratie au sein du parti, un collectif d'adhérents LREM saisit la justice

Dénonçant un manque de démocratie au sein du parti, un collectif d'adhérents LREM saisit la justice© FRANCOIS GUILLOT Source: AFP
Le Premier ministre Edouard Philippe lors d'un meeting LREM à Paris, le 8 juillet

Ulcérés par le procédé employé pour mettre en place les nouveaux statuts du parti, des adhérents souhaitent reporter le scrutin lors duquel les statuts doivent être adoptés. Les militants soulignent qu'ils n'ont pas été consultés à temps.

Des dizaines de partisans et animateurs de comités locaux de La République en marche (LREM), réunis en collectif, ont déposé un recours en référé devant le tribunal de grande instance de Créteil pour annuler le vote qui a démarré le 23 juillet à l'assemblée générale de LREM, où doivent être adoptés les nouveaux statuts du parti politique.

«Les statuts proposés cantonnent les adhérents à un rôle de supporteur et les excluent de la gouvernance, aussi bien locale que nationale», dénonce dans un communiqué cité par BFM TV le collectif d'adhérent, estimant qu'il s'agit d'un «verrouillage».

Au micro de la chaîne d'actualité, l'un des membres du collectif regrette la tournure prise par les événements : «On s’est retrouvé avec des statuts, en quelque sorte, imposés par le QG. On a essayé de les avertir, de leur dire qu’on aimerait débattre, c’est la démocratie c’est participatif, et on a eu une fin de non-recevoir.»

Si les adhérents ont l'occasion de voter entre le 23 et le 30 juillet pour valider les nouveaux statuts de LREM, c'est bien la démarche employée pour les édicter qui les fait grincer des dents. Le collectif assure en effet que les adhérents ont été informés le 8 juillet qu'ils pouvaient adresser leurs commentaires sur les nouveaux statuts entre le 8 et le 13 juillet. Mais ils expliquent que le texte intégral des nouveaux statuts ne leur a été communiqué que le 16 juillet, et que leur demande de report de vote n'a pas été entendue.

Ils réclament dès lors le report du vote en décembre.

«Ce manque de démocratie interne est d’autant plus dénoncé que les nouveaux statuts ont été rédigés dans la précipitation, sans consultation approfondie des militants et sont soumis à leur vote au cœur de l’été», conclut le communiqué.

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