Un incendie dévore 750 hectares dans les Bouches-du-Rhône

- Avec AFP

Un incendie dévore 750 hectares dans les Bouches-du-Rhône Source: AFP
Bouches-du-Rhône

Près de 750 hectares dévastés, la ligne TGV Paris-Marseille interrompue, des habitations menacées : les pompiers ont fini par stabiliser un incendie à Saint-Cannat, après être venus à bout de plusieurs sinistres dans le département.

Les pompiers des Bouches-du-Rhône ont stabilisé le matin du 16 juillet un violent incendie qui s'est déclaré la veille à Saint-Cannat. Il a dévasté près de 750 hectares, dont 500 ont brûlé.

«Le feu a baissé en intensité, on est sur une phase plus favorable», déclarait à l'AFP le lieutenant-colonel Nicolas Faure, porte-parole des pompiers des Bouches-du-Rhône, le 16 juillet vers 0h15.

Près de 800 pompiers et 50 engins, appuyés par six Canadair et un Dash, un avion gros porteur bombardier d'eau, étaient déployés à Saint-Cannat en début de soirée du 15 juillet. Dans la nuit, les opérations se poursuivaient au sol, les moyens aériens ayant été obligés de cesser leurs rotations à cause de la nuit. 

«Feu St Cannat : 750ha parcourus. La tête ne progresse plus mais 2 parties encore très actives. Les pompiers poursuivent la lutte», avaient fait savoir les pompiers des Bouches-du-Rhône sur leur compte Twitter peu après 0h30.

«J'étais dans le salon, puis on a vu le ciel très bleu devenir gris, noir... Et, surprise ! A trois km, il y avait un feu», a confié en début de soirée à l'AFP Michelle Marmion, 69 ans, habitante prise au piège à Eguilles. «Qu'est-ce qu'on peut faire?», s'est interrogée cette femme en regardant le feu qui «progressait, sautait la route, passait de tous les côtés parce qu'il y avait des bourrasques».

Si l'incendie n'a fait aucune victime, plusieurs habitations ont été menacées, selon le lieutenant-colonel Nicolas Faure, qui avait invité les habitants à «ne pas prendre la voiture pour éviter d'inhaler de la fumée et de mourir asphyxiés».

Une enquête ouverte 

Le sinistre a entraîné des perturbations sur la ligne TGV Paris-Marseille, qui passe à environ un kilomètre et dessert notamment Aix-en-Provence. Une vigilance particulière a également été portée à l'autoroute A8, située elle aussi à proximité.

Selon le porte-parole des pompier, «l'origine de l'incendie est inconnue pour l'heure, mais il est parti en bord de route : tout est possible». Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'incendie.

«Tous les moyens locaux et nationaux sont mobilisés et des renforts des départementaux de Rhône-Alpes, des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, de la Drôme et des Hautes-Alpes ont été demandés», a ajouté le lieutenant-colonel Faure. 

 

Les habitants de cette zone ont été invités à rester dans leurs maisons et à ne prendre leur voiture en aucun cas.

En début de soirée du 15 juillet, les pompiers ont réussi à éteindre un autre feu qui s'était déclaré sur la commune de Port-de-Bouc, près de la ville côtière de Fos-sur-Mer, mobilisant 200 pompiers, plus de 50 engins, deux Canadairs, deux trackers et un hélicoptère bombardier d'eau. 

Touchées plus tôt, en début d'après-midi, les communes de Peyrolles et de Salon-de-Provence étaient hors de danger après que les secours ont réussi à maîtriser les feux qui n'ont fait aucune victime. En raison de vents et de la sécheresse, la préfecture a annoncé l'interdiction totale d'accéder à 18 massifs des Bouches-du-Rhône.

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