Mémoire de la Shoah et droits des femmes : la classe politique salue la mémoire de Simone Veil

Mémoire de la Shoah et droits des femmes : la classe politique salue la mémoire de Simone Veil© FRANCOIS GUILLOT
Simone Veil en 2010

Le décès à 89 ans de Simone Veil le 30 juin 2016, rescapée de l'holocauste et initiatrice de la légalisation de l'IVG, a été déploré par la classe politique française, qui a lui a rendu hommage. On a même demandé la panthéonisation.

Les hommages à Simone Veil se sont succédés depuis l'annonce de son décès, à 89 ans le 30 juin. 

Après un tweet du président de la République, l'Elysée a publié un communiqué saluant la mémoire de l'ex-ministre de la Santé. 

«Elle travaillait sans relâche pour la mémoire de la Shoah, avec gravité et dignité. En tant que première présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, elle fit comprendre à des générations de Français la singularité du génocide juif», a exprimé la présidence.

«Elle porta avec un courage inlassable la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, qui mit un terme à tant de situations inhumaines» faisant ainsi «honneur à la France» à ajouté l'Elysée.

Le Premier ministre Edouard Philippe a également rendu hommage à Simone Veil qui «restera le visage d'une République debout, humaine, généreuse». «La France perd une personnalité comme l'histoire en offre peu», a-t-il aussi écrit sur Twitter.

La maire PS de Paris Anne Hidalgo va, elle, proposer au Conseil de Paris d'attribuer le nom de Simone Veil, à «un lieu marquant de la capitale», a-t-elle annoncé dans un communiqué. 

«Notre pays perd aujourd'hui à la fois l'une de ses plus belles figures d'engagement et en même temps l'un des ferments de sa concorde et de sa cohésion», a déclaré le maire socialiste, ajoutant que la ville n'oublierait pas «celle qui s'est inscrite dans la lignée des combattantes de la liberté qu'elle prise». 

La présidente du Front national Marine Le Pen a présenté ses «condoléances les plus sincères» après le décès de l'ex-ministre, «une femme qui aura incontestablement marqué de son empreinte la vie politique française». 

«J'ai aussi une pensée pour sa famille politique, avec qui Simone Veil a défendu ses convictions avec constance», a souligné Marine Le Pen dans une communiqué. «Je salue enfin le combat pour la Mémoire qui fut celui de toute sa vie, a-t-elle conclu.

«J'ai connu Simone Veil, j'ai admiré Simone Veil et je veux l'écrire ici, j'ai aimé Simone Veil, dont l'amitié ne m'a jamais fait défaut. Son regard bleu pouvait exprimer l'autorité et même la colère mais il y brillait toujours une grande bonté et la lueur de l’espoir», a écrit Nicolas Sarkozy dans un long message posté sur Facebook.


Une entrée au Panthéon ? 


Plusieurs hommes politiques ainsi que des associations ont lancé le sujet de l'entrée au Panthéon de Simone Veil, à l'image d'eurodéputée socialiste Christine Revault d'Allones ou encore l'ex-ministre Bernard Kouchner. 

«Sa dernière demeure doit être le Panthéon», a estimé Christine Revault d'Allones, la qualifiant de «très grande femme pour la France et l'Europe».

Un avis partagé par Bernard Kouchner, ex-ministre des Affaires étrangères et européennes.


Une pétition ayant rassemblé plus de 700 signatures a été initiée par l'association féministe Politiqu'elles. 

Quatre femmes, dont la scientifique Marie Curie et la résistante Germaine Tillion reposent actuellement aux côtés des grands hommes. 


Lire aussi : Simone Veil, grande figure politique française, est décédée




Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.