Orly : un homme tabassé à coups de clé à molette pour s'être opposé à une «piscine sauvage»

Orly : un homme tabassé à coups de clé à molette pour s'être opposé à une «piscine sauvage»© Laurent Emmanuel Source: AFP
Une rue de Pantin, en Seine-Saint-Denis, inondée par des geysers après les ouvertures sauvages de bornes à incendie

Les ouvertures sauvages de bornes à incendie se sont multipliées ces derniers jours. Mais si des pompiers ont dénoncé ces pratiques illégales, les autorités n'imaginaient sans doute pas que certains en viendraient aux mains.

Le journal Le Parisien a rapporté le 23 juin qu'un homme de 37 ans a été violemment pris à partie et grièvement blessé le 22 juin dans le quartier des Aviateurs à Orly, dans le Val-de-Marne. Il avait tenté d’empêcher des jeunes d'ouvrir une borne à incendie. 

Devant une soixantaine de témoins qui n'ont pas osé intervenir, l'homme a été sévèrement passé à tabac. La victime a notamment subi des coups de clé à molette au niveau de la tête et a été emmenée à l’hôpital.

La police a interpellé l’auteur des coups de clé à molette et une enquête a été ouverte pour violences volontaires aggravées et vol en réunion afin de retrouver les autres agresseurs.

La canicule et les fortes chaleurs enregistrées à travers le pays depuis le 18 juin ont vu l'éclosion d'un phénomène qui suscite l'inquiétude des sapeurs pompiers, appelé «street-pooling» outre-Atlantique. Cette pratique consiste à forcer l'ouverture de bouches d'incendie dans le but de se rafraîchir en provoquant des geyser qui inondent les rues. 

Cette pratique, illégale et passible d'une amende, inquiète les pompiers et les forces de l'ordre. Cité par Franceinfo, un membre de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris a ainsi expliqué : «Il y a le risque électrique, la personne qui manipule la borne peut s’électrocuter. Il y a également le risque que nous manquions d’eau en cas d’intervention.»

Selon Le Figaro, depuis le 18 juin, plus d'un millier d'ouvertures sauvages de bornes à incendie ont ainsi été recensées à Paris, en Seine-Saint-Denis, dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne, entraînant un très important gaspillage d'eau. Pour la seule journée du 21 juin, près de 150 millions de litres d’eau ont ainsi été déversés à cause de ces actes de vandalisme.  

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