Convoqué pour diffamation envers la Société générale, Mélenchon part en guerre contre la finance

Convoqué pour diffamation envers la Société générale, Mélenchon part en guerre contre la finance© Philippe Desmazes Source: AFP
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Jean-Luc Mélenchon devra comparaître le 26 juin devant la justice dans le cadre de la plainte déposée par la Société générale pour diffamation. Pour l'ex-candidat à la présidentielle, pas de doute : il est «traqué» par la finance.

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a réagi le 24 mai dans un communiqué de presse virulent à sa convocation par la justice après la plainte déposée par la Société générale pour diffamation. La banque reproche à Jean-Luc Mélenchon d'avoir tenu des propos «calomnieux» à son encontre après les révélations qui avaient éclaboussé la Société générale dans l'affaire «Panama Papers».

L'ex-candidat à la présidentielle n'a pas mâché ses mots : «La finance sait que nous sommes ses ennemis irréductibles. Ceux qui mentent devant une commission d’enquête parlementaire et agissent depuis les paradis fiscaux se croient tout permis [...] Ils veulent instrumentaliser la justice pour intimider ceux qui leur résistent et parlent clair à leur sujet.»

Cette convocation ne pouvait peut-être pas mieux tomber pour Jean-Luc Mélenchon, désormais candidat aux législatives à Marseille. Le leader de la France insoumise entend bien profiter de cette nouvelle médiatisation.

«En votant le 11 juin pour les candidats de la France insoumise, les Français voteront pour mettre au pas la finance et éradiquer la fraude et l’évasion fiscales. Ce ne sont pas les lanceurs d’alertes qui doivent être poursuivis mais les fraudeurs et leurs amis banquiers», a-t-il ainsi déclaré, tout en affirmant qu'il se rendrait à la convocation du juge le 26 juin.

La Société générale avait annoncé le 7 avril qu'elle allait poursuivre en diffamation Jean-Luc Mélenchon, ainsi que l'ex-trader Jérôme Kerviel et son avocat, David Koubbi. Le champion de La France insoumise avait notamment affirmé sur Franceinfo que les dirigeants de la banque étaient des «menteurs» qui devaient «être châtiés».

Lire aussi : Panama papers : «La plus grosse fuite de l’histoire» sur l'évasion fiscale rendue publique

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