Gauches irréconciliables : Hamon soutient un candidat communiste face à Manuel Valls

Gauches irréconciliables : Hamon soutient un candidat communiste face à Manuel Valls
Manuel Valls félicite Benoît Hamon pour sa victoire à la primaire à gauche en janvier 2017, photo ©Eric FEFERBERG / AFP

L'ex-candidat a la présidentielle devrait apporter son soutien à Michel Noaille, candidat du Parti communiste français plutôt qu'à Manuel Valls, déjà parti vers La République en marche coûte que coûte, que l'on veuille de lui ou pas.

Il est des choses qui ne s'oublient pas. Comme par exemple le ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron alors qu'il s'était engagé par écrit à soutenir le candidat issu de la primaire à gauche en janvier. Et, selon son entourage, le candidat en question, Benoît Hamon, a fait savoir qu'il préférait soutenir Michel Nouaille, candidat du Parti communiste français (PCF) et d'Europe Ecologie les Verts (EELV), qui se présente contre Manuel Valls dans la 1re circonscription de l'Essonne. La situation se complique donc pour le député sortant, confronté à pas moins de 22 candidats différents, dont Dieudonné et le chanteur Francis Lalanne.

Le Parti socialiste (PS) continue donc de se déchirer. Benoît Hamon soutient ainsi plusieurs autres candidats opposés à des candidats socialistes ou investis par Solférino. Il en est ainsi de la militante féministe Caroline De Haas, déjà soutenue par EELV et le PCF, face à Myriam El Khomri, l'ex-ministre du Travail. Il faut dire que l'on a jamais trop aimé la loi travail chez Benoît Hamon et les frondeurs dont il a fait partie. C'est le cas aussi de Philippe Rio (PCF), que l'ex-candidat à la présidentielle socialiste préfère au très «Macron-compatible» Malek Boutih.

Alors que son secrétaire général Jean-Christophe Cambadélis évoque la possibilité de changer le nom du parti de François Mitterrand, et n'a plus que le terme de «progressiste» à la bouche, le PS ressemble toujours plus à un champ de ruines. Dans l'Essonne, Manuel Valls, bien que refoulé par La République en marche, ne s'est pas vu opposer de candidat par le parti d'Emmanuel Macron. Et l'ex-Premier ministre,  toujours membre du PS, s'est présenté selon ses termes en «homme libre», également comme un «progressiste». Et comme un candidat de l'éventuelle future majorité présidentielle.

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