Pour la gauche, c'est clair : le gouvernement d'Emmanuel Macron est bien de droite

Pour la gauche, c'est clair : le gouvernement d'Emmanuel Macron est bien de droite
Bruno Le Maire, nouveau ministre de l'Economie et son prédécesseur Michel Sapin lors de la passation de pouvoir le 17 mai 2017, photo ©CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Les leaders de la gauche ont saisi l'occasion de l'annonce de la composition du gouvernement d'Emmanuel Macron, pour rappeler que, selon eux, le clivage gauche-droite existait toujours. Mais les Verts ont un petit faible pour Nicolas Hulot.

Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon s'est montré très critique quant à la composition du premier gouvernement d'Emmanuel Macron, emmené par un Premier ministre issu des Républicains. «Moi, je n'ai pas d'avis, c'est un gouvernement de droite», a-t-il jugé. «Les trois sujets les plus frappants et les plus inquiétants, c'est le Premier ministre nucléariste», a lancé le leader de la France insoumise, faisant allusion à Edouard Philippe, passé par le géant du nucléaire Areva. En outre, la présence de Nicolas Hulot au gouvernement a le don de hérisser Jean-Luc Mélenchon : «un crève-cœur» selon lui.

Eric Coquerel, co-responsable du Parti de gauche a fait le constat d'une continuité de la politique, loin du renouvellement promis. «A l'exception de Nicolas Hulot, ce gouvernement [...] regroupe des partisans des politiques de droite menées depuis dix ans», a-t-il écrit sur Twitter.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, n'a pas eu de mots assez durs contre un «gouvernement libéral de combat». «L'ensemble des affaires économiques de la France est confié aux hommes de droite, confirmant le virage austéritaire et libéral de Macron», a-t-il déploré. Et de poursuivre : «Les nominations sans surprise de Gérard Collomb et François Bayrou confirment qu'on est à des années-lumière du renouvellement de la politique.»

Même constat chez Jean-Christophe Cambadélis. Le secrétaire général du Parti socialiste (PS) estime que les personnalités de gauche nommées au gouvernement, tel le maire PS de Lyon Gérard Collomb, ne sont, selon lui, que des «cautions» dans un gouvernement de droite.

Les écologistes sous le charme de Hulot

En revanche, la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de l'Ecologie a permis d'ouvrir une brèche entre Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) et la gauche dite ouvrière. Emmanuel Cosse, ex-ministre du Logement a adressé à l'ancien présentateur d'Ushuaïa ses vœux de réussite.

Même marque de sympathie de la part de Cécile Duflot, ministre de François Hollande, qui lui souhaite un laconique «Bonne chance».

Yannick Jadot, éphémère candidat EELV à la présidentielle rallié ensuite à Benoît Hamon, se montre un peu plus critique, sous-entendant presque que Nicolas Hulot, qui aura en charge le dossier du nucléaire, serait la caution écologiste du gouvernement.

Quant à Barbara Pompili, député écologiste et secrétaire d'Etat auprès de Ségolène Royal, elle s'est dite heureuse et fière de passer le flambeau à Nicolas Hulot.

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