Emmanuel Macron investi huitième président de la cinquième République (VIDEO)

Emmanuel Macron a été reçu par François Hollande à l'Elysée pour la passation de pouvoir. Après un entretien de 45 minutes, François Hollande a quitté définitivement l'Elysée avant qu'Emmanuel Macron ne tienne son premier discours officiel.

Attendu par le chef de l'Etat sortant François Hollande sur le perron de l'Elysée, le plus jeune président de la République jamais élu en France a rejoint, peu après 10 heures ce 14 mai, le palais présidentiel. Brigitte Macron a précédé de peu son époux, accueillie par le chef du protocole.

A l'issue d'un entretien qui aura duré plus d'une heure, Emmanuel Macron a raccompagné François Hollande dans la cour de l'Elysée jusqu'à sa voiture, prenant soin de ne pas rééditer la bévue de 2012, quand François Hollande n'avait pas attendu que Nicolas Sarkozy ait quitté l'Elysée pour tourner les talons. Sous les applaudissements du personnel, François Hollande a quitté le palais dans lequel Emmanuel Macron est de nouveau entré afin de gagner le Salon des ambassadeurs pour être élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur.

«Rendre aux Français leur confiance en eux»

Le nouveau président a ensuite gagné la Salle des fêtes où le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, a proclamé les résultats officiels de l'élection présidentielle. Emmanuel Macron s'est vu ensuite présenté le Grand collier de Grand maître de la Légion d'honneur avant de prononcer son premier discours de chef de l'Etat en exercice et de saluer l'assistance.

Emmanuel Macron s'est fixé pour ambition, lors de son discours, de «rendre aux Français leur confiance en eux». «Nous sommes tous interdépendants : la France veillera toujours à être du côté de la liberté, des droits de l'homme. Nous avons un rôle immense», a-t-il ajouté.

«Nous aurons besoin d'une Europe plus efficace, plus démocratique, nous avons à construire le monde que notre jeunesse mérite», a-t-il également martelé, précisant que «rien ne sera[it] concédé à la facilité ni aux compromis» au cours du quinquennat qui s'ouvre. Il a évoqué le «climat intérieur délétère» du pays, profitant de l'occasion pour rappeler qu'il était sorti victorieux d'une campagne qui l'avait opposé à la France «du repli et du passé».

«Dès ce soir je serai au travail», a-t-il assuré, alors que la nomination de son Premier ministre devrait intervenir le 15 mai.

Parmi les invités personnels du couple présidentiel, les familles de l'un comme de l'autre ainsi qu'une petite dizaine de «marcheurs» de la première heure : Richard Ferrand, Christophe Castaner, Renaud Dutreil, Gérard Collomb, Sylvie Goulard... La cérémonie s'est poursuivie en présence de ces invités dans les jardins de l'Elysée où le nouveau président, comme le veut l'usage, s'est livré à la revue des troupes. 21 coups de canon ont été tirés depuis l’Esplanade des Invalides, sur l'autre rive de la Seine.

Puis, à midi tapant, il sortira par la Grille du Coq, au bout du parc, pour remonter seul à bord de sa voiture les Champs-Elysées jusqu'à la place de l'Etoile, escorté des motards et des cavaliers de la Garde républicaine avant de raviver la flamme sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe. Le tout sous haute sécurité : près de 1 500 policiers et gendarmes sont mobilisés pour cette passation de pouvoir.

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