Le maire d’une commune épingle et sermonne sur Facebook ses administrés qui auraient voté FN

Le maire d’une commune épingle et sermonne sur Facebook ses administrés qui auraient voté FN© JEFF PACHOUD / AFP
Le symbole choisi par Marine Le Pen pour sa campagne

Commentant les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, un édile a cherché à humilier dans un message public plusieurs de ses administrés qui auraient voté pour Marine Le Pen.

«A toi, Pierrick, qui penses que l’on ne peut plus sortir tranquille, je veux simplement te rappeler que la dernière fois que quelqu’un s’est fait molester à St-Priest tu n’étais pas né… A toi Emile, qui pestes contre toutes ces aides sociales, je te rappelle que tu es celui qui a bénéficié des plus gros montants au titre de l’aide de la collectivité pour l’habitat et que ta mère perçoit l’APA», écrit notamment Eric Gold, le maire radical de gauche de Saint-Priest-Bramefant (Puy-de-Dôme), dans une lettre ouverte publiée sur Facebook le 4 mai, mise en lumière récemment par plusieurs médias dont Sud-Ouest... et supprimée le soir du 10 mai.

L’édile de la petite commune auvergnate, où Marine Le Pen est arrivée en tête du premier tour de la présidentielle avec 28,15% des voix, poursuit : «A toi Olivia, qui mets en avant que les logements sont réservés aux "autres", je te rappelle que tu habites un logement social à St-Priest…»

N'allant pas jusqu'à épingler chacun des «155 St-Priestois» ayant choisi la candidate frontiste dans l’isoloir, il conclut néanmoins, menaçant : «Aux 143 autres, qui souhaitent une petite phrase avec leur prénom, je me tiens à leur disposition.»

Pour rappel, le ministère de l’Intérieur stipule : «Le passage par l'isoloir est obligatoire dans tous les cas afin de garantir le caractère secret et personnel du vote»...

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