Propos homophobes à l'encontre du policier tué : le ministre de l'Intérieur saisit la justice

Propos homophobes à l'encontre du policier tué : le ministre de l'Intérieur saisit la justice
Cérémonie d'hommage en l'honneur de Xavier Jugelé, le 25 avril 2017, photo ©Thibault Camus / POOL / AFP
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Une saisine de la justice par le gouvernement vise des commentaires postés sur les réseaux sociaux par un internaute, qui s'en est pris au policier tué lors des attentats des Champs-Elysées, le 20 avril.

Le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a saisi la justice après la publication sur les réseaux sociaux de commentaires ciblant Xavier Jugelé, le policier tué le 20 avril lors de l'attentat sur les Champs-Elysées.

«Matthias Fekl a souhaité que ces commentaires ignobles et intolérables ne restent pas impunis, raison pour laquelle il a saisi le procureur de la République de Nanterre au titre de l'article 40 du code de procédure pénale», a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet.

Attaques ordurières

Postés sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et YouTube par un internaute, sous le pseudonyme d'Ernest Manhurin, ces attaques homophobes tenues dans un style particulièrement ordurier avaient préalablement fait l'objet de signalements auprès de la plate-forme Pharos (Plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements). Celle-ci permet de signaler en ligne les contenus et comportements illicites repérés sur internet et de déclencher, le cas échéant, des poursuites judiciaires à l'encontre de leurs auteurs.

Le compagnon de Xavier Jugelé, présent lors de la cérémonie à la préfecture de police de Paris, a déclaré qu'«il souffr[ait] sans haine», empruntant cette formule à un parent d'une victime de l'attentat du 13 novembre, au Bataclan à Paris.

A la préfecture de police de Paris, un hommage national a été rendu le matin du 25 avril au fonctionnaire tué dans l'exercice de ses fonctions 5 jours plus tôt lors de l'attentat sur les Champs-Elysées à Paris. Ce soir-là, peu avant 21 heures, à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, une voiture s'était arrêtée à la hauteur d'un car de police garé dans le haut de la célèbre avenue. Le conducteur, Karim Cheurfi, Français de 39 ans, en était sorti et avait tiré à l'arme automatique contre le véhicule des forces de l'ordre.

Lire aussi : Hommage national à Xavier Jugelé, le policier tué sur les Champs-Elysées

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