Présidentielle : Manuel Valls annonce qu'il votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour

Présidentielle : Manuel Valls annonce qu'il votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour © PHILIPPE WOJAZER POOL Source: AFP
Manuel Valls et Emmanuel Macron en avril 2015

A trois semaines du premier tour de la présidentielle, l'ex-Premier ministre a fait savoir qu'il voterait pour le candidat d'En Marche ! dès le 23 avril. Il s'était pourtant engagé par le passé à soutenir le vainqueur de la primaire du PS.

C'est désormais officiel : Manuel Valls glissera un bulletin de vote «Macron» dans l'urne, lors du premier tour de l'élection présidentielle. L'ex-chef du gouvernement socialiste l'a annoncé dans la matinée du 29 mars, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC/BFMTV, soulignant toutefois qu'il ne s'agissait pas d'un «ralliement». Une subtile différence qui lui permet, considère-t-il, de ne pas trahir sa promesse faite durant la campagne de la primaire de la «Belle Alliance populaire», de soutenir le candidat désigné par celle-ci.

L'ancien Premier ministre a présenté sa décision comme un «choix de raison», justifié notamment par le risque d'un second tour Fillon/Le Pen, qu'Emmanuel Macron serait le plus à même de contrarier.

Le leader d'En Marche! a aussitôt remercié Manuel Valls pour son soutien, mais a tenu à évoquer une nouvelle fois son attachement au «renouvellement des visages [et des] méthodes» – une manière, sans doute, de rassurer son électorat quant à sa volonté de ne pas être le trop fidèle héritier du quinquennat Hollande.

Lire aussi : «Liberté et loyauté sont conciliables» : le nouveau pas de Valls vers Macron

Une annonce peu surprenante

Depuis plusieurs semaines, la presse relayait les propos de proches de Manuel Valls, selon lesquels celui-ci s'apprêterait à annoncer son soutien à son ancien ministre de l'Economie.

L'ex-chef du gouvernement avait en outre marqué clairement sa distance avec son camarade socialiste Benoît Hamon, dès le 14 mars. «Je ne quitte pas le PS mais donner mon parrainage [à Benoît Hamon] serait une contradiction incompréhensible avec mes engagements», avait-il déclaré devant 300 de ses partisans, invoquant le «sectarisme» et le «repli sur elle-même» de la gauche portée par le vainqueur de la primaire.

Le candidat du PS à la présidentielle n'avait pas caché sa déception face à ces déclarations : «Moi, je ne me sens pas trahi, mais sans doute les électeurs de la primaire se sentent-ils aujourd'hui trahis», avait-il déploré.

Lire aussi : Hamon dresse un parallèle entre les soutiens PS de Macron et... un âne

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales

Sondage

Que redoutez-vous le plus du prochain président ?

Résultats du sondage