Penelope Fillon mise en examen pour recel d'escroquerie aggravée et de détournement de fonds publics

Penelope Fillon mise en examen pour recel d'escroquerie aggravée et de détournement de fonds publics Source: AFP
Après son mari le 14 mars dernier, c'est au tour de Penelope Fillon d'être mise en examen

L'épouse du candidat François Fillon a été mise en examen après son audition par les juges d'instruction, qui la suspectent d'avoir été bénéficiaire d'un emploi fictif en tant qu'assistante parlementaire de son mari.

Ce 28 mars au soir, Penelope Fillon a été mise en examen à l'issue de son audition par les juges d'instruction qui enquêtent sur ses possibles emplois fictifs à l'Assemblée nationale et à La Revue des deux mondes, a-t-on appris de source judiciaire.

L'épouse du candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, a été inculpée pour «complicité et recel de détournement de fonds publics», mais également pour «complicité et recel d'abus de biens sociaux» et «recel d'escroquerie aggravée», a précisé la source. C'est la troisième mise en examen dans cette enquête après celles de François Fillon et de son ancien suppléant à l'Assemblée, Marc Joulaud. 

Penelope Fillon est soupçonnée d'avoir bénéficié de plusieurs emplois fictifs entre 1983 et 2013, à l'Assemblée nationale en tant qu'assistante parlementaire de François Fillon, mais aussi à la Revue des Deux Mondes, dont le propriétaire, Marc Ladreit de Lacharrière, est un proche du candidat.

La semaine dernière, en plus des soupçons d'emplois fictifs, plusieurs chefs d'accusation ont été ajoutés au dossier par les juges d’instruction au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris : «escroquerie» et «faux et usage de faux». Ceux-ci sont liés aux déclarations d'heures travaillées qui ne correspondraient pas aux règles comptables en vigueur au moment des faits.

Quant à François Fillon, il a été mis en examen le 14 mars – une première pour un candidat majeur à l'Elysée. Il est accusé de détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux et manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

ERRATUM : Une première version de cet article évoquait de manière erronée une «inculpation» de Penelope Fillon, qui fait en réalité l'objet d'une mise en examen.

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