Colis piégé au siège parisien du FMI : la piste des anarchistes grecs évoquée

Colis piégé au siège parisien du FMI : la piste des anarchistes grecs évoquée
Les forces de l'ordre sécurisent les abords du siège du Département européen du FMI, avenue d'Iéna à Paris, ©Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Un colis piégé a fait une blessée au siège du Département européen du Fonds monétaire international à Paris dans le 16e arrondissement. Le bâtiment a dû être partiellement évacué, le parquet antiterroriste a ouvert une enquête.

Une source policière a confirmé à l'agence Reuters que l'explosion d'un colis piégé avait fait un blessé léger au siège parisien du Fonds monétaire international, situé dans le 16e arrondissement.

D'après la police grecque, des anarchistes seraient à l'origine de l'attentat. Le colis aurait été ainsi été envoyé avec des timbres grecs, dont la police a retrouvé des «résidus», selon l'AFP. En outre, les enquêteurs ont retrouvé des traces de plusieurs tubes de poudre noire, ainsi qu'un système de mise à feu électrique conçu pour se déclencher à l'ouverture du colis.

La victime, une assistante de direction, a été blessée aux mains et au visage lors de l'ouverture de ce courrier destiné au chef du bureau européen de l'institution financière. Ses jours ne sont toutefois pas en danger.

La police est rapidement intervenue et quelque 150 personnes ont été évacuées «par mesure de précaution». Le parquet antiterroriste français a été saisi et a ouvert une enquête pour tentative d'assassinat, association de malfaiteurs, destruction par moyen explosif en relation avec une entreprise terroriste.

«Engin pyrotechnique artisanal»

Selon les premiers éléments de l'enquête, un pétard pourrait être à l'origine de l'explosion. Le préfet de Police de Paris, Michel Cadot a confirmé que le colis, «un engin pyrotechnique artisanal» avait été envoyé par la poste. Les dégâts dans les locaux sont limités, la victime, brûlée aux mains et au visage et souffrant d'un «blast au tympan», n'est toutefois pas grièvement blessée. «Ce sont des blessures légères», a précisé le préfet.

«C'est un attentat, il n'y a pas d'autre mot»

En marge d'une visite à Toulon, François Hollande a confirmé qu'il s'agissait d'un «attentat». «Il n'y a pas d'autre mot»,a-t-il estimé avant d'ajouter : «Nous devons rechercher toutes les causes et trouver les coupables. Nous le ferons avec obstination, persévérance et jusqu'au bout». Le Premier ministre en raison de cet attentat au siège parisien du FMI mais aussi de la fusillade dans un lycée à Grasse ce 16 mars, a écourté une visite dans la Somme.

Christine Lagarde, directrice du FMI a condamné un «acte de lâcheté» et réaffirmé la «résolution» du Fonds à «continuer son travail». «J'ai été en contact avec le bureau et ma compassion va à nos collègues là-bas», a-t-elle ajouté. 

La veille, le 15 mars 2017, le ministère des Finances allemand a été la cible d'une tentative d'attentat similaire. Là aussi, le colis piégé aurait été envoyé depuis la Grèce.

Lire aussi : Le colis piégé envoyé au ministère des Finances allemand venait de Grèce

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