Soupçons de favoritisme autour d'une soirée de Macron à Las Vegas avec des chefs d'entreprise

Soupçons de favoritisme autour d'une soirée de Macron à Las Vegas avec des chefs d'entreprise
Emmanuel Macron a rencontré des entrepreneurs français à Las Vegas en 2016 : une opération séduction organisée sans appel d'offre

Le Canard enchaîné révèle que l'Inspection des finances enquête sur une rencontre en 2016 entre Emmanuel Macron et des entrepreneurs. Pour un coût de 380 000 euros, la soirée a été organisée sans appel d'offres. L'intéressé réfute ces soupçons.

Dans son édition du 8 mars 2016, Le Canard enchaîné révèle que l'Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un délit de favoritisme concernant l'organisation une soirée à Las Vegas en 2016 au cours de laquelle Emmanuel Macron a rencontré 500 entrepreneurs français.

Décrit comme «une opération séduction» du ministre de l'Economie de l'époque à destination des chefs d'entreprises, l'événement aurait été «monté dans l'urgence à la demande expresse du cabinet du ministre», sans qu'aucun appel d'offres ne soit lancé, alors que la loi l'exige pour de telles prestations financées par de l'argent public, l'organisation de la soirée a été confiée à la société Havas, géant de la communication dont le conseil d'administration est présidé par Vincent Bolloré.

L'IGF indique que «la commande de la prestation Havas est susceptible de relever du délit de favoritisme », souligne Le Canard Enchaîné; d'autant que l'addition est salée. «381 759 €, dont 100 000 rien que pour l’hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 € la nuit», précise l'hebdomadaire.

L'équipe du candidat d'En Marche ! rejette en bloc les accusations. «Monsieur Macron n'est absolument pas concerné par ces soupçons», indique un proche de l'ancien ministre au Canard enchaîné. A l'occasion d'un déplacement dans les Yvelines, l'intéressé a déjà réagi mardi 7 mars : «Je n'ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d'offres», a-t-il simplement déclaré, annonçant qu'il «demand[ait] à vérifier les faits».

La veille, un soupçon de conflit d'intérêt entre le laboratoire pharmaceutique Servier et l'un des conseillers santé d'Emmanuel Macron avait provoqué la démission de celui-ci de l'équipe de campagne d'En Marche !

Lire aussi : Le programme d'Emmanuel Macron est-il de droite, de gauche, ou les deux ?

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