SAIP, l'application d'alerte aux attentats du gouvernement qui ne fonctionne (presque) jamais

SAIP, l'application d'alerte aux attentats du gouvernement qui ne fonctionne (presque) jamais© interieur.gouv.fr

Depuis son lancement en juin 2016, l'application SAIP crée par le gouvernement pour informer la population en cas de danger n'a pas fonctionné à plusieurs reprises. N'ayant pas été déclenchée lors de l'attaque du Louvre elle est de nouveau critiquée.

Lancée et gérée par le ministère français de l'Intérieur, l'application SAIP (Système d'alerte et d'information des populations) existe depuis juin 2016. Son but ? Envoyer des alertes sur les smartphones des utilisateurs qui se trouvent à proximité d'un lieu concerné par un danger, notamment une attaque terroriste. 

Sauf que l'efficacité du dispositif n'est pas du tout optimale. Le 3 février, alors qu'un homme attaquait au couteau des militaires dans le musée du Louvre, aucune notification n'a été envoyée par l'application. Et ce n'est pas la première fois.

Le 14 juillet 2016, jour de l'attentat de Nice, les alertes de l'application SAIP n'avaient été lancées que plusieurs heures après l'attaque, ce qui avait amené de nombreux internautes à se poser des questions sur son utilité. 

Quelques jours plus tard, le journal Le Monde expliquait que : «la défaillance de l’application chargée d’alerter la population en cas d’attentat s’explique par une succession de précipitations, de mauvaise communication et de malchance», tandis que le ministère de l’Intérieur avait assuré au quotidien qu’un «plan d’action» avait été demandé «dans un délai très bref» pour éviter que l’incident se répète.

En septembre, ce fut le contraire : l'application avait envoyé des alertes beaucoup trop tôt, faisant croire à un attentat en plein centre de Paris, ce qui s'était révélé n'être qu'un canular de mauvais goût. 

Le ministère de l'Intérieur a décidé de ne pas déclencher d'alerte lors de l'attaque du Louvre

Il semble cependant que lors de l'attaque perpétrée au musée du Louvre à Paris, le dispositif n'a pas failli. C'est en fait le ministère de l’Intérieur qui n'a pas jugé pertinent de déclencher SAIP, comme il l'a indiqué à 20minutes : «En raison de la cinétique de l’événement, de la neutralisation instantanée de l’assaillant, du confinement immédiat des visiteurs ainsi que du bouclage du périmètre en surface, il n’a pas été jugé pertinent de déclencher SAIP».

Pourtant, une alerte a bel et bien été déclenchée sur le compte Twitter qui relevait justement le danger de la situation.

Entre problèmes de fonctionnement et décision de la place Beauvau de ne pas déclencher le dispositif, reste à savoir si l'application SAIP, dont le coût de production est estimé à 400 000 euros selon Le Monde, est vraiment utile.

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