Nantes : une mère et son compagnon mis en examen pour torture et meurtre de leur enfant de 8 ans

- Avec AFP

 Nantes : une mère et son compagnon mis en examen pour torture et meurtre de leur enfant de 8 ans© Wikipédia

La mère d'un garçon de huit ans et son compagnon, soupçonnés du meurtre et d'actes de torture sur l'enfant, découvert noyé, ont été mis en examen le 13 janvier à Nantes et placés en détention provisoire.

Un couple nantais a été mis en examen sur les réquisitions du parquet qui avait retenu les qualifications d'«homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans» et d'«actes de torture et de barbarie» après des sévices infligés à leur fils de huit ans. 

Le couple avait appelé les pompiers le 11 janvier en fin d'après-midi. Ceux-ci n'avaient pu que constater le décès de l'enfant dans l'appartement familial, situé dans un immeuble de quatre étages, à la Crémetterie à Saint-Herblain, un quartier calme de la périphérie nantaise. 

Interpellés et placés en garde à vue, la mère et son compagnon avaient d'abord évoqué une mort accidentelle. Mais les premiers éléments de l'enquête et les témoignages recueillis ont rapidement contredit leur version des faits.

L'autopsie a conclu à un décès par noyade, «semble-t-il dans un contexte de violences», son corps présentant plusieurs hématomes, a relaté une source judiciaire. 

Depuis plusieurs mois, l'enfant aurait, «de manière régulière, fait l'objet de sévices très appuyés, de coups et à certaines occasions était entravé par des liens», a-t-on indiqué de même source. 

Mercredi 11 janvier, jour du drame, l'enfant, prénommé David, aurait été à nouveau puni et frappé avec un objet non identifié à son retour de l'école avant de devoir supporter «la punition de la baignoire», emplie d'eau froide. Il aurait été entravé aux chevilles et aux poignets avec des liens qui seront ensuite retrouvés dans l'appartement. 

L'entourage abasourdi et sous le choc

Cité par le quotidien Presse Océan, un voisin a témoigné avoir entendu l'enfant crier, demandant à plusieurs reprises «pardon» à sa mère et promettant qu'il «ne recommencerait plus». Le couple est soupçonné, selon le journal, d'avoir déjà infligé dans le passé et à plusieurs reprises, «la punition de la baignoire» au jeune garçon. 

Apparemment en bonne santé, deux autres enfants, âgés de trois ans et de 18 mois, vivaient dans la famille, inconnue des services sociaux. Le plus jeune serait l'enfant du couple.

Né en Côte d'Ivoire et élevé par sa grand-mère, David avait rejoint sa mère en France fin août 2016. Agée de 26 ans, celle-ci était arrivée en France en 2008 pour poursuivre des études de droit. Elle était actuellement femme au foyer.

Agé de 31 ans, son compagnon travaillait comme ouvrier au moment des faits. Le couple est sans antécédents judiciaires. 

«On est tous abasourdis et sous le choc», a confié Bertrand Affilé, maire socialiste de Saint-Herblain, interrogé par l'AFP le 14 janvier. «On ne comprend pas qu'un drame comme celui-ci puisse se produire», a-t-il ajouté. 

Des élus ont pris contact le 13 janvier avec le personnel et les enseignants de l'école où David était scolarisé, en CE1, afin de «réfléchir sur la façon d'annoncer le décès aux autres enfants», a poursuivi le maire. Des psychologues vont être mobilisés.

Ce drame survient moins de deux mois après la mort à Reims de Tony, un enfant de trois ans, sous les coups du conjoint de sa mère, dont il était devenu le souffre-douleur, selon le parquet.

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