Pour André Vingt-Trois, le gouvernement est plus «obsédé» par l'avortement que par la radicalisation

- Avec AFP

Pour André Vingt-Trois, le gouvernement est plus «obsédé» par l'avortement que par la radicalisation© Charles Platiau Source: Reuters
Monseigneur André Vingt-Trois, durant la procession du vendredi Saint à Montmartre

André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a vivement critiqué le gouvernement dans sa volonté de pourchasser de «fausses informations» à propos de l'IVG et pour sa campagne de lutte contre le sida, illustrée par des affiches montrant des homosexuels.

Dans son entretien hebdomadaire à Radio Notre-Dame, le cardinal Vingt-Trois a critiqué un projet «très grave» dont l'objectif, selon lui, est «de faire la promotion de l'avortement comme l'issue normale d'une grossesse».

«Si la loi se met à faire la police sur les sites, il va falloir embaucher plus de 10 000 fonctionnaires, parce que s'il y a un terrain où règne l'anarchie la plus complète, c'est bien celui-là», a ironisé l'archevêque.

«Quelle est l'obsession qui pousse le gouvernement à choisir le point précis de l'avortement comme point d'intervention plutôt que les sites de radicalisation terroriste, ça, je ne sais pas», a-t-il poursuivi.

La proposition de loi pour étendre le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse aux sites internet diffusant de «fausses informations» sur l'avortement, soutenue par la ministre de la Famille Laurence Rossignol, sera débattue le 1er décembre à l'Assemblée nationale.

Interrogé également à propos des affiches d'une campagne de prévention du sida mettant en scène des homosexuels, le cardinal a dénoncé «un mauvais coup supplémentaire porté à l'éducation affective des jeunes».

«Je pense que ce n'est pas éducatif de montrer que la sexualité humaine est un vagabondage permanent», a-t-il affirmé, tout en assurant que ce qui le choquait ce n'était pas que «des homosexuels soient mis en scène».

La campagne d'affichage a fait polémique, à tel point que des municipalités de droite ont décidé de faire retirer les affiches controversées. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, en réponse, a annoncé son intention de porter l'affaire en justice «pour la santé publique et contre l'homophobie».

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