Meubles du Poitou : 115 salariés licenciés

L'usine de Saint-Porchaire dans les Deux-Sèvres fermera ses portes mercredi 3 juin© Capture d'écran réalisée sur le site de lanouvellerepublique.fr
L'usine de Saint-Porchaire dans les Deux-Sèvres fermera ses portes mercredi 3 juin

L'entreprise Meubles du Poitou (Deux-Sèvres) fermera définitivement ses portes mercredi 3 juin sur décision judiciaire. Plus de cent salariés se retrouvent sur le carreau dans une région déjà très sinistrée.

Ils y ont cru jusqu'au bout. Pourtant, mercredi 3 juin, leur usine mettra la clé sous la porte sur décision judiciaire. Faute de repreneur, les 115 salariés de Meubles du Poitou (Saint-Porchaire dans les Deux-Sèvres) se retrouveront sur le carreau dans une région déjà sinistrée avec la fermeture ces dernières années de l'équipementier Heuliez et du fabricant de voitures électriques Mia Electric.

«En interne, on y croyait encore», confie un salarié de Meubles du Poitou (MDP) au journal local Le Courrier de l'Ouest. «On nous indiquait que les contacts existaient toujours. Le plus incroyable, c'est que notre activité tourne à plein régime», déplore-t-il.

L'entreprise qui appartient au groupe Moninvest connaît en réalité des difficultés économiques depuis plusieurs années. Placée en redressement judiciaire en 2011, Maison du Poitou espérait être reprise par le groupe GIIF. Mais en décembre dernier, GIIF a finalement jeté l'éponge, précipitant du même coup la petite entreprise de meubles, et ses 115 employés, dans la tourmente.

Poitou-Charente : un bassin d'emploi sinistré avec 670 suppressions en 2014

Une fermeture qui tombe mal, dans une région qui a connu en l'espace de quelques mois plusieurs plans sociaux d'envergure.

En effet, en 2013, et malgré les efforts financiers fournis par la patronne de la région Ségolène Royal pour maintenir l'entreprise à flot, l'équipementier automobile Heuliez fermait définitivement ses portes laissant 283 salariés sur le carreau.

Une année plus tard, Mia Electric (issue de Heuliez) connaissait le même sort. La région qui détenait une part du capital n'a rien pu faire pour les 200 employés de l'entreprise.

Si la semaine dernière, la France se réjouissait d'avoir créé plus d'emplois qu'elle n'en avait détruits en 2014 (étude menée par le cabinet France Industrie et Emploi) les détails de cette enquête montrent pourtant des différences significatives selon les régions.

Si certaines sont moteurs (comme l'Ile-de-France) en terme de créations d'emplois, d'autres plus rurales continuent en 2014 de perdre des emplois.

C'est le cas de la région Poitou-Charente (670 emplois perdus en 2014), de la Picardie (-1647) ou encore de la Champagne-Ardennes (-1481).

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