Attaque de policiers dans l'Essonne : un syndicat de police appelle à une «grève du zèle»

- Avec AFP

Attaque de policiers dans l'Essonne : un syndicat de police appelle à une «grève du zèle» Source: AFP
Thomas SAMSON / AFP
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Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, a appelé les policiers à une «grève du zèle», consistant «à ne traiter que les urgences et cas graves», après l'attaque au cocktail Molotov contre quatre agents le 8 octobre dans l'Essonne.

«Nous appelons tous les policiers, en soutien à nos collègues» visés par cette attaque et dont l'un se trouve toujours entre la vie et la mort, à une «grève du zèle», a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint du syndicat, Frédéric Lagache.

Il s'agit, selon lui, «de ne traiter que les urgences et les cas graves» dans les commissariats et de «faire l'impasse sur un stationnement gênant par exemple», a-t-il précisé, laissant à chaque policier «l'opportunité» de ses «moyens d'action».

Le syndicat réclame au gouvernement et «aux candidats à la présidence de la République la fermeté» pour les «agresseurs et assassins de policiers», ajoute Frédéric Lagache. «Il faut des peines exemplaires» et que «la peur change de camp», a-t-il ajouté.

Le syndicat veut «recentrer le policier sur son cœur de métier», c'est-à-dire des patrouilles, et «non des surveillances de points statiques». Il réclame également des renforts d'effectifs particulièrement pour le département de l'Essonne.

Si les policiers n'ont pas le droit de se mettre en grève, ce n'est pas la première fois qu'un syndicat les appelle à une «grève du zèle». Les effets sont souvent difficiles à mesurer.

Avec la promesse de rattraper les «sauvageons» et une visite de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve dans plusieurs commissariats de l'Essonne, le gouvernement a affiché lundi fermeté et soutien à la police après l'attaque au cocktail Molotov menée par une dizaine d'individus près de la cité de la Grande Borne, située à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et Grigny.

Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur - dont le parti Les Républicains a demandé la démission - ont entamé leur tournée au commissariat de Savigny-sur-Orge, où était affecté l'adjoint de sécurité de 28 ans, très grièvement brûlé sur l'ensemble du corps samedi et dont le pronostic vital est toujours «engagé».

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