Montpellier : le local d'une députée PS incendié en marge d'une manifestation d'extrême gauche

La rue André Michel, à Montpellier, où se trouve la permanence socialiste saccagée.© Capture d'écran Google Street View.
La rue André Michel, à Montpellier, où se trouve la permanence socialiste saccagée.

Le 8 octobre, les participants à une manifestation anarchiste ont dégradé les bureaux de la permanence parlementaire de la députée Anne-Yvonne Le Dain, dans le chef-lieu de l'Hérault.

En marge d'une manifestation de militants d'extrême gauche à Montpellier, dans la soirée du 8 octobre, plusieurs personnes «ont incendié un container à poubelles et l'ont projeté contre la vitre de la permanence, ce qui a eu pour effet de briser la vitre», a fait savoir à l'agence AFP le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret. Le magistrat a précisé que la mise à sac du local de la permanence parlementaire d'Anne-Yvonne Le Dain, députée socialiste de la 2e circonscription de l'Hérault avait été planifiée. Une enquête, ouverte à ce sujet, a été confiée à la sûreté départementale de l'Hérault.

D'après le procureur de Montpellier, deux distributeurs de billets ont également été dégradés par des membres de ce cortège, qui ont inscrit «des tags anti-police, anti-Etat et anti-capitalisme».

La mobilisation en question a été qualifiée par l'AFP de «manifestation anarchiste» et a fait suite à des rassemblements anti et pro-accueil des migrants dans la ville qui avaient eu lieu plus tôt dans la journée.

«Ce climat "années 30" doit cesser !»

Un certain nombre de responsables socialistes ont fait entendre leur indignation après avoir pris connaissance des dégradations dont la permanence de leur camarade a fait l'objet. Dans la soirée du 8 octobre, l'un des vice-présidents du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, le député de l'Hérault Sébastien Denaja, avait dénoncé un «climat "années 30" [qui] doit cesser».

De même, le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, a qualifié la dégradation des bureaux de la députée d'«insupportables, intolérables et inadmissibles».

La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a elle aussi apporté son soutien à la députée ciblée.

Même le Premier ministre Manuel Valls est monté au créneau, qualifiant les auteurs des faits d'«adversaires de la démocratie», dans l'après-midi du 9 octobre.

Le Parti socialiste effrayé par la multiplication des attaques contre ses locaux

Dans un communiqué diffusé dans la matinée du 9 octobre, le premier secrétaire de la Fédération socialiste de l'Hérault, Hussein Bourgi, a dit «attendre des réponses du préfet de l'Hérault et du procureur de la République».

Ce n'est pas la première fois que le parti au pouvoir tire la sonnette d'alarme au sujet de dégradations commises à l'encontre de ses locaux : dans un communiqué publié le 23 mai dernier, le PS déclarait que «depuis des semaines, les permanences parlementaires et les locaux du Parti socialiste font l’objet de vandalismes et de dégradations

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