«Ancêtres gaulois» : après le tollé, Sarkozy précise sa pensée

Nicolas Sarkozy en meeting à Franconville. Photo ©Martin Bureau / AFP
Nicolas Sarkozy en meeting à Franconville. Photo ©Martin Bureau / AFP

Un jour après la tempête, Nicolas Sarkozy est revenu sur les déclarations qui lui ont valu une volée de critiques et de commentaires. Pour le candidat, il ne s'agissait pas d'énoncer une vérité historique mais plutôt de renforcer le «roman national».

«Au moment où vous devenez Français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois». Ces mots prononcés lors d'un meeting à Franconville se sont attirés une pluie de commentaires critiques. Ménageant ses effets, Nicolas Sarkozy a attendu plus de 24 heures pour s'exprimer, avec toujours autant d'écho médiatique.

Et c'est à l'occasion d'un dîner-débat organisé par Valeurs actuelles – hebdomadaire qui semble ces derniers temps beaucoup relayer les déclarations de l'ex-président, peut-être intéressé à en cibler le lectorat – Nicolas Sarkozy a répliqué à ses détracteurs.

Quand vous arrivez en France, on vous apprend pas l'Histoire de la Hongrie ou l'Histoire de l'Algérie

Notamment à l'attention de Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education nationale qui se proposait de lui donner une «leçon d'Histoire», l'ex-président a justifié sa référence aux Gaulois : «Ce n'est pas forcément la vérité historique», a-t-il précisé, «mais c'est un roman national peuplé des héros qui ont fait la France». Et, faisant allusion aux réformes des programmes de l'Education nationale, Nicolas Sarkozy a martelé : «Quand vous arrivez en France, on vous apprend pas l'Histoire de la Hongrie ou l'Histoire de l'Algérie.»

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Après la ministre de l'Education, l'ex-chef de l'Etat a réservé quelques uns de ses coups à son propre camp, taclant notamment l'un de ses rivaux à la primaire de la droite et du centre, Bruno Le Maire. «Quand j'ai dit "les Gaulois", y en a un qui a dit : mais mon père est brésilien», a-t-il lancé, marquant un temps d'arrêt devant un auditoire suspendu à ses lèvres, avant d'asséner : «Je croyais qu'il était très intelligent... Ça n'a rien à voir, mon père est Hongrois !»

 

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