Ayoub, Toulousain, 19 ans, repart faire le djihad en Syrie après une première condamnation

Un panneau indiquant une zone de tirs près d'Alep, en Syrie.© Omar haj kadour Source: AFP
Un panneau indiquant une zone de tirs près d'Alep, en Syrie.

Revenu en 2014 d'un court séjour en Syrie, où il avait rejoint avec un ami un groupe djihadiste, le jeune homme a décidé de reprendre le chemin de la «guerre sainte». Il est en outre soupçonné d'avoir agressé une jeune fille, en France.

La famille du jeune Ayoub, âgé de 19 ans, a averti la police de sa (nouvelle) disparition le 8 août dernier, selon des informations révélées ce weekend par La Dépêche du Midi. D'après les éléments recueillis par les forces de l'ordre, l'apprenti djihadiste aurait rejoint l'Espagne puis la Bulgarie, limitrophe de la Turquie, par laquelle il compterait passer pour atteindre les zones de guerre en Syrie.

L'adolescent, pourtant, était placé sous surveillance depuis son retour d'une première excursion sur les terres du djihad, il y a plus de deux ans. En janvier 2014, le jeune habitant du quartier de la Reynerie, à Toulouse, s'était rendu en Syrie avec un de ses camarades de lycée, où ils avaient été pris en charge par le groupe du djihadiste français Mourad Farès, qui a par la suite intégré le Front Al Nosra (désormais Front Fatah al-Sham).

Toutefois, «très déçu par l’ambiance» sur place selon son avocat, et n'ayant jamais participé à un seul combat, le jeune Toulousain était revenu en France après trois semaines seulement.

Cette aventure djihadiste a été sanctionnée d'une peine de six mois de prison avec sursis par le tribunal pour enfants de Paris, il y a deux mois. En outre, le jeune islamiste devait comparaître en octobre prochain devant le tribunal correctionnel de Toulouse, en raison de l'agression d'une jeune fille dont il avait jugé la tenue vestimentaire inappropriée.

Une enquête ouverte par le parquet

D'après l'agence AFP, le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquêtepour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle», confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à la suite de la «disparition inquiétante» du Toulousain.

Toulouse au cœur des réseaux djihadistes

La région toulousaine s'avère particulièrement fertile en matière d'islamisme radical : l'auteur de la tuerie de l'école juive de 2012, Mohammed Merah, en est originaire, et un homme qui aurait été en contact avec les deux meurtriers du père Jacques Hamel en juillet dernier a été interpellé, début août, dans les environs de Toulouse.

Lire aussi : Une dizaine d'islamistes évacués de Fleury-Mérogis pour éviter la constitution d'un réseau

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