Ménard répond au Midi libre : «En Afrique, on dirait : république bananière»

capture d'écran Twitter
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Mis en cause par les journalistes du quotidien régional qui dénoncent une campagne d'affichage «haineuse», le maire de Béziers a déclaré à RT France qu'il défendait au contraire, selon lui, la liberté de la presse et dénoncé un journal «inféodé».

Le torchon brûle entre Robert Ménard et les journalistes du Midi libre. L'élu héraultais a fait placarder dans sa commune une photo d'un chien tenant dans sa gueule un exemplaire du Midi libre avec le slogan : «Tous les jours l'info en laisse» et la question : «A qui appartient le Midi libre ?»

La société des rédacteurs du journal, outrée, a dénoncé une «quête irrationnelle de polémique». Mais Robert Ménard reste droit dans ses bottes et défend son opération de communication. «Je n'attaque pas les journalistes, je défends les journalistes.»

«Un journaliste de Midi libre, aujourd'hui pour sa propre liberté, il a besoin d'avoir un autre patron qu'un ministre», déplore le maire, également ancien président de Reporters sans frontières, qui dénonce la situation de monopole du groupe La Dépêche du midi

C'est de la légitime défense face à un journal qui ne fait pas de l'information, mais de la propagande

«Il n'y a  qu'un quotidien par département et l'ensemble des quotidiens appartiennent au même groupe, celui de Baylet. Un ministre qui s'occupe des collectivités territoriales, donc des villes, et dont la compagne est la vice-présidente de la région», a-t-il lancé pointant du doigt à la fois la concentration de pouvoir du ministre Jean-Michel Baylet et de son épouse Marie-France Marchand Baylet, qui a succédé à son mari comme Pdg du groupe de presse.

Au micro de RT France, Robert Ménard, revenant sur le lendemain de son élection, raconte : «Ils avaient dit qu'ils allaient me surveiller... Quoi ? Ils pensent incarner le bien et la bonne morale ? Il va falloir que les gens de Midi libre comprennent que j'ai été élu démocratiquement et que ce n'est pas eux qui décident», avant de conclure : «En Afrique, on dirait une république bananière, nous on a un région bananière.»

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