Profil à risques fiché S, ancien détenu, que sait-on sur le meurtrier du prêtre et son complice ?

Source: Reuters

«Deux hommes se réclamant de Daesh». C'est ainsi que François Hollande a décrit les deux hommes ayant commis le massacre dans la petite église près de Rouen. Fiché S, l'un d'eux faisait déjà l'objet d'une surveillance accrue.

Entrés dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray à l'heure de la messe matinale, vers 9h30, les deux hommes, qui selon Le Figaro parlaient en arabe, ont pris en otages cinq personnes qui se trouvaient à l'intérieur, ont tué un prêtre et grièvement blessé une autre personne. 

Les terroristes étaient armés d'armes blanches de type couteau, d'un «vieux pistolet inopérant» et d'un «dispositif factice» faisant penser à la présence d'explosifs, a expliqué une source proche du dossier à l'AFP.

Citant une religieuse ayant fui la scène du drame juste avant la prise d'otages, Le Figaro révèle que les assaillants sont «entrés brusquement» et «ont pris l'espace», apparemment sans remarquer la fuite de la religieuse. 

En sortant de l'église, les deux preneurs d'otages se sont retrouvés face à face avec des hommes de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Rouen qui les ont tués. Selon une source de l'AFP proche du dossier, ils auraient crié Allah Akbar à la sortie de l'édifice, avant d'être abattus par les forces de l'ordre.

Selon BFM TV, l'un des terroristes aurait été reconnu par les forces de l'ordre, qui le connaissaient car celui-ci a été incarcéré après avoir essayé de se rendre en Syrie via la Turquie. Âgé de 19 ans et dénommé «AK» selon le Figaro, il aurait passé un an en prison avant d'être relâché et placé sous contrôle judiciaire avec obligation du port d'un bracelet électronique.

Libéré le 2 mars dernier, il était revenu habiter chez ses parents et avait une autorisation judiciaire de sortie de 8h30 à 12h30 rapporte iTélé.

Daesh a affirmé que les terroristes étaient deux de ses «soldats», - l'organisation terroriste avait appelé à frapper les églises dans l'édition numéro 5 de son magazine en français Dar al Islam - mais les revendications à l'origine de la prise d'otages demeuraient inconnues en début d'après midi. On sait cependant que le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête, confiée à la SDAT et à la DGSI.

https://francais.rt.com/france/24401-face-drame-saint-etienne-rouvray

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