La Société générale condamnée à payer 450 000 euros à Jérôme Kerviel

Les prud'hommes ont condamné la Société générale pour licenciement «sans cause réelle et sérieuse». La banque a immédiatement fait appel et dénonce une décision «scandaleuse». C'est la première victoire judiciaire de Jérôme Kerviel en huit ans.

La saga judiciaire Kerviel continue.

La juridiction civile des prud'hommes a accordé à l'ancien trader le paiement d'un bonus de 300 000 euros pour l'année 2007 et des dommages et intérêts, soit, au total 455 000 euros. Dont 80 000 payables immédiatement.

Le jugement des prud'hommes vient ainsi contredire la condamnation, au pénal, de l'ancien trader de la Société générale confirmée par la cour de cassation le 19 mars 2014.

L'avocat représentant Jérôme Kerviel, Julien Dami Le Coz a salué «une très bonne décision. Pour la première fois, une juridiction indique que la Société générale avait connaissance des agissements reprochés à Jérôme Kerviel bien avant 2008. L'enjeu sera sur l'exécution provisoire du jugement. Le conseil des prud'hommes a considéré que le licenciement était prescrit au moment où Jérôme Kerviel a été licencié. Par conséquent, il n'y avait plus de motifs, ce qui explique que le licenciement ait été reconnu sans cause réelle et sérieuse».

Les prud'hommes ont jugé en effet que la banque «était parfaitement au courant des opérations fictives» rejoignant la version que Jérôme Kerviel a maintenue contre vent et marées.

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