Le procès de Jérôme Kerviel sera-t-il prochainement révisé par la justice ?

Jérôme Kerviel ce 18 janvier devant le Palais de justice de Paris Source: Reuters
Jérôme Kerviel ce 18 janvier devant le Palais de justice de Paris

Après la diffusion de révélations sur le rôle éventuel qu'aurait joué la Société générale dans l'affaire Kerviel, l'ancien trader était devant le tribunal le 18 janvier. Il saura le 21 mars prochain si son procès à une chance d'être révisé.

Jérôme Kerviel était de retour au tribunal, ce 18 janvier, pour tenter d'obtenir la révision de son procès. Cette audience avait lieu alors que Médiapart et 20 Minutes ont publié, ce matin, des révélations sur le degré supposé de responsabilité de son ex-employeur, la Société générale.

Lors d'une audience en présence de l'ex-trader, de ses avocats et de ceux de la banque française, le ministère public a appelé cette commission à décider le 21 mars d'un sursis à statuer, ce qui repousserait encore toute décision sur un éventuel nouveau procès. «Le moment est venu pour ceux qui ont truqué ce dossier de rendre des comptes», a estimé l’avocat de l’ancien trader, David Koubbi. «J'ai honte pour la justice [...] ça fait des années que je vous dis que le dossier est truqué», a quant à lui déclaré Jérôme Kerviel, avant de quitter le Palais de justice de Paris.

L'avocat général a requis ce sursis à statuer pour laisser le temps à la justice d'examiner un témoignage-clé apporté par Jerôme Kerviel, celui d'une enquêtrice de la Brigade financière. Cette dernière, Nathalie Le Roy, dit avoir été manipulée par la Société générale lorsqu'elle travaillait sur la perte de 4,9 milliards d'euros annoncée il y a huit ans par la banque, qui en tient son ex-trader pour seul responsable.

C’est elle qui a enregistré une ex-magistrate, Chantal de Leiris, qui assure sur cette bande que la Société générale était au courant des agissements de Kerviel. «La Société générale savait, savait, c'est évident, évident», déclare l’ancienne magistrate dans cet enregistrement. Une version qui corrobore celle de Jérôme Kerviel, qui a toujours soutenu que sa hiérarchie connaissait ses agissements et couvrait ses transactions à haut risque.

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