Rafael Nadal attaque l'ex-ministre française Roselyne Bachelot en diffamation

- Avec AFP

Rafael Nadal et Roselyne Bachelot
Rafael Nadal et Roselyne Bachelot

Le tennisman espagnol Rafael Nadal, a annoncé ce lundi 24 avril avoir déposé à Paris une requête en diffamation visant l'ancienne ministre des Sports Roselyne Bachelot, pour ses propos sur la chaîne française D8 l'accusant de dopage.

«Par cet acte, je prétends non seulement défendre mon intégrité et mon image en tant que sportif mais aussi les valeurs que j'ai défendues tout au long de ma carrière», écrit-il dans un communiqué où il précise que la «requête en diffamation» a été déposée lundi. 

En mars dernier, interrogée au sujet de l'affaire du contrôle positif de l'ancienne numéro 1 mondiale russe Maria Sharapova, Roselyne Bachelot avait accusé Nadal d'avoir feint une blessure pour dissimuler un contrôle antidopage positif

«On sait que la fameuse blessure de Rafael Nadal quand il a été arrêté sept mois est certainement due à un contrôle positif», avait lancé l'ex-ministre française des Sports (2007-2010). «Quand tu vois un joueur de tennis qui s'arrête pendant des mois, c'est qu'il a été contrôlé positif. Pas à chaque fois mais très souvent», avait-elle ajouté.

Ces propos ont été très mal perçus en Espagne et Rafael Nadal avait lui-même répondu à ces accusations lors du tournoi d'Indian Wells aux Etats-Unis en mars. Ces accusations «commencent à me fatiguer», avait-il déclaré. «Je suis un joueur complètement propre.» Son oncle et entraîneur Toni Nadal avait lui déploré qu'une personne «imbécile comme celle-là» puisse dire «n'importe quelle horreur» et le Comité olympique espagnol avait pris la défense de l'ex-numéro un mondial face aux «déclarations malheureuses et sans fondement» de Roselyne Bachelot.

Nadal n'est pas le premier champion espagnol visé par des insinuations de dopage, venant souvent de France. En septembre dernier, le basketteur Pau Gasol, joueur des Chicago Bulls et de la sélection espagnole, avait ainsi déploré le lien établi entre sa personne et un médecin mis en cause dans l'affaire de dopage Festina, par un journaliste du quotidien français Le Monde.

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