Laurent Fabius, ministre de l'année ? Pas pour tout le monde !

Laurent Fabius à l'ONU © Eduardo Munoz Source: Reuters
Laurent Fabius à l'ONU

Le ministre recevra, le 3 février au Sénat, le prix du «ministre de l’année» décerné par la revue «Le Trombinoscope», dont le jury est composé de journalistes et d'hommes politiques. Mais ce prix n'est pas justifié aux yeux de tous...

Roland Dumas, qui a été ministre des Affaires étrangères alors que Laurent Fabius était Premier ministre sous François Mitterrand, a confié à RT France à quel point le chef du gouvernement de l’époque appliquait avec zèle les consignes des Américains concernant les distances à prendre avec l’Iran. «Aujourd’hui, il mange son chapeau !», a affirmé l’ancien ministre, concernant le récent rapprochement entre la France et la République islamique, qui a notamment débouché sur la vente de 118 Airbus de fabrication française à destination de la flotte iranienne.

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Roland Hureaux, ancien diplomate, a récemment expliqué sur le site Atlantico pourquoi il pensait que Laurent Fabius était un «très mauvais ministre des Affaires étrangères». Si 2015 a été marquée par la COP21, le succès de communication considérable de cette réunion, au vu de ses avancées réelles, ne s’explique que par la «servilité de notre presse qui a joué les thuriféraires emphatiques». En matière de politique internationale, Roland Hureaux regrette que «notre pays ne se soit distingué que dans la surenchère belliqueuse, sans doute pour complaire aux monarchies pétrolières». Il prend, au même titre que Roland Dumas, l’exemple de l’affaire iranienne pour souligner son rôle «simplement ridicule», «quand les grands se sont mis d'accord en nous laissant de côté».

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Sur Twitter, certains internautes ont été surpris par cette nomination. Un utilisateur l'a notamment qualifiée de «minable», un autre a expliqué cette distinction par sa maladie et son départ prochain, alors qu'un internaute facétieux rappelait une casserole du ministre qui, en 2012, estimait que le Front al-Nosra faisait du «bon boulot» en Syrie.


L'année dernière, le titre de ministre de l'année avait été décerné à Ségolène Royal, alors que l'homme politique de l'année désigné par Le Trombinoscope était Manuel Valls.

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