Les enquêteurs toujours mobilisés contre la réforme de la PJ voulue par Darmanin (IMAGES)

- Avec AFP

Les enquêteurs toujours mobilisés contre la réforme de la PJ voulue par Darmanin (IMAGES)© Charly TRIBALLEAU Source: AFP
Des agents de la PJ rassemblés à Toulouse, le 6 mars 2023.
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Les agents de la Police judiciaire ont organisé de nouveaux rassemblements contre le projet du ministre de l'Intérieur, jugeant les modifications apportées à la version initiale purement «cosmétiques».

De nouveaux rassemblements d'enquêteurs ont eu lieu le 6 mars, un peu partout en France, afin de dénoncer le projet de réforme de la police judiciaire et les amendements «cosmétiques» présentés par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

A Versailles (Yvelines), une cinquantaine de policiers se sont réunis à la mi-journée à l'appel de l'Association nationale de la police judiciaire (ANPJ) devant les locaux du SRPJ, munis de pancartes «Oui au moratoire, non à l'entêtement».

A Marseille, l'un des fiefs de la contestation, plusieurs dizaines de manifestants étaient présents. Un rassemblement auquel ont pris par des dizaines de policiers s'également tenu à Montpellier (Hérault) devant l'hôtel de police, arborant des pancartes «Sauvons l'investigation» ou encore «Démocratie en danger».

Une quarantaine de policiers ont aussi exprimé leur opposition à la réforme devant l'hôtel de police de Rouen (Seine-Maritime) rapporte un journaliste du site 76actu. 

«C'est le projet de réforme le plus dur qui va s'appliquer, celui prévu depuis l'été dernier, contre lequel on se bat», a dénoncé Stéfanie Duchâtel, secrétaire générale de l'ANPJ créée contre le projet. «A part un vague changement de didactique, aucune concession n'a été faite face aux attentes et aux craintes des enquêteurs de la police judiciaire», a-t-elle regretté.

Les policiers réclament une audience auprès de Macron

«On espère être entendus par des instances qui dépassent le ministre», a ajouté un enquêteur spécialisé en matière économique et financière, qui a requis l'anonymat. L'ANPJ prévoit de solliciter une audience auprès du président Emmanuel Macron, qualifié dans un communiqué de «seul interlocuteur possible pour arbitrer une crise qui engage la sécurité des citoyens et la responsabilité de l'Etat».

Dans un courrier adressé aux personnels de la PJ le 3 mars, Gérald Darmanin a rejeté la proposition du Sénat de repousser la mise en place de la réforme après les Jeux olympiques de 2024 et confirmé son entrée en vigueur dès la fin 2023. Il n'a pas renoncé non plus à la mise en place d'un directeur départemental de la police nationale (DDPN), dépendant du préfet, qui aura autorité sur tous les services de police d'un département : renseignement, sécurité publique, police aux frontières (PAF) et PJ.

Le ministre a toutefois annoncé la création d'un poste de directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) ayant autorité sur la PJ et la PAF dans certains départements. Dans les autres, ce sont les DDPN qui auront autorité sur la PJ.

Il s'agit d'un «passage en force» de Gérald Darmanin qui a «enfoncé le clou» en ne concédant que des «mesures cosmétiques», a estimé auprès de l'AFP un représentant de l'ANPJ à Lille, où une cinquantaine d'enquêteurs se sont mobilisés sous des affiches «Non à la DIPN».

«Il y a des départements dans lesquels il n'y aura plus de PJ indépendante, c'est ahurissant. Ce n'est pas comme s'il n'y avait pas de corruption ou de réseaux mafieux dans les Alpes-Maritimes ou le Var», a dénoncé Thomas, porte-parole de l'ANPJ locale, en réaction à la carte sur l'articulation des DIPN et des DDPN diffusée le 3 mars.

Lors de précédents rassemblements organisés en octobre, le directeur général de la police nationale Frédéric Veaux avait pu mesurer le degré de mécontentement suscité par la réforme lors de sa venue à Marseille. Il avait alors dû traverser une «haie du déshonneur» formée de 200 enquêteurs opposés au projet, la vidéo de la traversée de cet ancien numéro 2 de la PJ étant devenue virale sur les réseaux sociaux.

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