Bachelot prête à sacrifier des églises au profit d'autres rénovations comme le centre Pompidou ?

Bachelot prête à sacrifier des églises au profit d'autres rénovations comme le centre Pompidou ?© JOEL SAGET Source: AFP
L'église Saint-Eustache (à droite) et le centre Georges Pompidou (à gauche) à Paris (image d'illustration).
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«Il va falloir choisir» : constatant les dépenses considérables pour la rénovation du patrimoine – comme pour le Grand Palais ou le centre Pompidou – l'ancienne ministre de la Culture ne s'est pas opposée à la disparition de certaines églises.

Invitée sur le plateau de France 5 le 5 janvier, l'ancienne ministre de la Culture Roselyne Bachelot est venue distiller son avis sur la préservation du patrimoine français et de ses «bâtiments incroyables», notamment ses églises, ses châteaux, ou encore ses chapelles.

Selon l'ancienne ministre, la situation est aujourd'hui complexe en raison des «exigences nouvelles» qui se sont fait jour ; en premier lieu desquelles «l'exigence écologique». «On s'est rendu compte qu'un certain nombre de bâtiments qui avaient été construits au XIXe siècle et au XXe siècle sont beaucoup plus fragiles que des châteaux forts», a-t-elle expliqué en préambule, notant que cela entraînait «des dépenses considérables».

La rénovation du Grand palais : 450 millions d'euros. [...] Ce sont des dizaines de milliards qu'il va falloir mettre dans le patrimoine, il va falloir choisir

«La rénovation du Grand palais : 450 millions d'euros. Il faut rénover le centre Pompidou, on est à 200 millions d'euros, [et] on ne sait pas du tout ce que ça va donner», a-t-elle poursuivi, avant d'énoncer la sentence : «Ce sont des dizaines de milliards qu'il va falloir mettre dans le patrimoine, il va falloir choisir.»

Ce choix est-il déjà fait dans l'esprit de Roselyne Bachelot ? Celle-ci ne s'est en tout cas pas opposée à sacrifier certaines petites églises du pays, notamment du XIXe, estimant que ce patrimoine cultuel n'avait «pas un grand intérêt».

Mise face à la réalité d'une telle proposition par la journaliste qui lui demande s'il va falloir accepter «de les voir raser», l'ancienne ministre botte en touche mais affirme : «Ou alors il faudra que les citoyens qui sont intéressés se prennent par la main et décident, "cette église on va la sauver" mais on ne pourra pas demander à l'Etat. L'Etat, ou les collectivités publiques, il va falloir qu'il se recentre sur le patrimoine notoire.»

Un rapport sur l’état du patrimoine religieux en France, mené par le sénateur des Hauts-de-France Pierre Ouzoulias (PCF) et la sénatrice de l’Ardèche Anne Ventalon (LR) dresse un tableau particulièrement sombre de la situation : entre 2 500 et 5 000 églises pourraient disparaître d’ici à 2030 si aucun plan de sauvegarde n’est lancé.

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