«Aberration» : Mélenchon tance les élus de la Nupes qui n'ont pas voté la motion de censure LFI

«Aberration» : Mélenchon tance les élus de la Nupes qui n'ont pas voté la motion de censure LFI© Christophe ARCHAMBAULT Source: AFP
Jean-Luc Mélenchon lors de la marche contre la vie chère et l'inaction climatique à Paris, le 16 octobre 2022 (illustration).
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Après le nouvel échec d'un nouveau texte de LFI destiné à renverser le gouvernement, le leader des insoumis s'en est pris aux «adversaires internes» de la Nupes, ciblant Fabien Roussel et les partisans de Yannick Jadot et de François Hollande.

Jean-Luc Mélenchon a fustigé une partie des députés de la Nupes dans une note de blog parue le 1er novembre, dans laquelle il est revenu sur l'échec d'une motion de censure déposée par La France insoumise (LFI) la veille en qualifiant d'«étrange» le débat relatif à l’utilité de présenter ce type de texte.

«Quelle aberration !», a écrit, à l'intention des élus de gauche n'ayant pas voté la censure, l'ancien candidat des insoumis à la présidentielle. «Sous prétexte de "refuser les voix RN", ils finissent en fait, sans oser le dire, par soutenir le gouvernement Macron en refusant sa chute», alors que «la lutte pour mettre fin au régime macroniste, à la misère, à la faim, à l’allongement de l’âge de départ à la retraite mérite mieux», lance-t-il.

Le budget de la Sécurité sociale a été adopté le 1er novembre après le rejet d'une motion de censure du Rassemblement national (RN) et d'une autre émanant de LFI. Cette dernière avait fait cette fois cavalier seul à gauche pour déposer sa motion, qui n'a pas fait le plein à gauche : 22 voix des alliés de la Nupes ont fait défaut, dont celles du patron du PCF Fabien Roussel et de la socialiste Valérie Rabault.

Selon Jean-Luc Mélenchon, le refus de voter la motion constitue «une attitude consternante», dans la mesure où «la censure signifie que l’on refuse le piétinement du droit du Parlement au débat et à l’amendement» et reflète «la volonté de faire cesser la politique du gouvernement». 

Il rejette également l'argument selon lequel la multiplication des motions de censures amènerait à banaliser celles-ci, puisqu'elles permettent selon lui de dénoncer «une brutalisation du Parlement sans équivalent dans les autres démocraties parlementaires». Selon l'insoumis, le recours répété à l'article 49.3 permettrait aux macronistes de «faire vivre l’illusion d’une "majorité présidentielle" capable de gouverner seule», alors qu'il ne s'agit que d'«une "minorité présidentielle" entièrement dépendante du soutien du RN ou de LR [Les Républicains]».

Des «adversaires internes» face à la Nupes ? 

Outre le gouvernement, la coalition de gauche ferait face selon Jean-Luc Mélenchon à des «adversaires internes» qui resteraient les mêmes, à savoir l’aile [François] Hollande du PS, l’aile [Yannick] Jadot de EELV et Fabien Roussel», l’ancien président et l’ancien candidat d’EELV à la présidentielle ayant toujours été opposés au projet d’alliance des forces de gauche dominée par LFI.

Jean-Luc Mélenchon qualifie plus particulièrement le choix de l'ancien candidat communiste à la présidentielle de «soutien étonnant [et isolé au PCF] en faveur du budget de la Sécurité sociale de Macron». Un tacle qui fait suite aux prises de position singulières de Fabien Roussel au sein de la Nupes, le communiste s'étant également fait porter pâle - comme Yannick Jadot - lors de la marche «contre la vie chère et l'inaction climatique» organisée par la coalition de gauche le 16 octobre.

Visant plus loin les 12 députés socialistes (sur 31 au total) n'ayant pas voté la motion, il analyse leur attitude comme une «posture de congrès pour nuire à Olivier Faure et à la majorité du groupe PS qui a voté la censure». Jean-Luc Mélenchon évoque ainsi le prochain congrès socialiste qui se tiendra en janvier 2023 à Marseille : son premier secrétaire sortant, Olivier Faure, défendra à cette occasion sa stratégie d'inclusion dans la Nupes, face à ses détracteurs emmenés entre autres par la maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, ancienne secrétaire d’Etat à la Ville pendant le mandat de François Hollande.

Malgré ces difficultés et ces tiraillements internes, Jean-Luc Mélenchon affirme que «le noyau unitaire de la Nupes s’est élargi et renforcé», appelant ses troupes à garder leur «sang-froid» face à une «stratégie de pression sur la Nupes pour séparer LFI du reste de l’alliance, comme cela est fait ensuite pour essayer de diviser LFI en interne». 

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