Michel Mujica : «Les Etats-Unis ont toujours pensé que l’Amérique latine était leur arrière-cour»

Michel Mujica : «Les Etats-Unis ont toujours pensé que l’Amérique latine était leur arrière-cour» © RT France
L'ambassadeur du Venezuela en France Michel Mujica

Sanctions étrangères, chute du prix du pétrole, présidentielle : Michel Mujica, ambassadeur du Venezuela en France, est revenu pour RT France sur les relations tendues entre son pays et une partie de la communauté internationale.

L’ambassadeur du Venezuela en France Michel Mujica s'est confié le 25 mai à RT France, au sujet du bras de fer qui oppose son pays, aux Etats-Unis et notamment à la France.

En préambule de son intervention, Michel Mujica s’est interrogé sur les raisons qui incitent Paris à durcir les sanctions contre Caracas : «Je ne sais pas si les raisons obéissent aux problèmes internes de la France. Je ne pense pas que la France fasse preuve de suivisme [vis-à-vis] des Etats-Unis […] La France a toujours eu une politique indépendante…»

A ce sujet, le diplomate a jugé que les interventions étrangères ne pouvaient constituer une solution aux problèmes rencontrés par les Vénézuéliens. Pour justifier de l’inefficacité des sanctions, il a notamment fait référence à la Corée du Nord, à l’Iran et à la Russie où, selon lui, elles n’ont «conduit à rien».   

Les Etats-Unis ont toujours pensé que l’Amérique latine était leur arrière-cour

Par ailleurs, Michel Mujica a réagi au rejet par Washington des résultats de la dernière élection présidentielle vénézuélienne largement remportée par le sortant Nicolas Maduro avec 67,7% des voix. «Les Etats-Unis ont toujours pensé que l’Amérique latine était leur arrière-cour», a-t-il estimé.

Aux accusations de dictature formulées par les Etats-Unis et l'Union européenne, l'ambassadeur a rétorqué que le Venezuela avait organisé au cours des deux dernières décennies «entre 22 et 24 élections» locales et nationales. «On peut dire tout [sur le Venezuela] sauf que ce n’est pas un pays démocratique», a-t-il martelé. 

Enfin, il a estimé que la baisse des prix du pétrole avaient «facilité les choses pour une intervention contre le Venezuela» et «étranglé son économie». Pour limiter les impacts de la crise économique, il a réitéré la volonté de son gouvernement de créer une monnaie alternative

Lire aussi : Victoire de Maduro : «Seuls Washington et ses alliés s’opposent à la volonté du peuple vénézuélien»

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